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L'asbl "Animaux en péril" inaugure une nouvelle unité de soins pour animaux maltraités

 
 

L'association "Animaux en péril" inaugure une nouvelle unité de soins pour animaux maltraités. Elle s'occupe principalement de chevaux et animaux de ferme. Une nouvelle aile indispensable puisque les saisies d'animaux ont triplé en 5 ans. Il n'y a pas plus de maltraitance, mais plus de dénonciations. Notre équipe s'est rendue sur place pour découvrir cette nouvelle unité.

Animaux détenus dans des conditions déplorables, blessés, sous-alimentés... Des images que les citoyens ne tolèrent plus aujourd'hui. Et ils n'hésitent plus à dénoncer les propriétaires peu scrupuleux. "Je reste convaincu que le nombre d'animaux maltraité n'est pas en augmentation mais ce qu'il se passe c'est que le seuil de tolérance de la population est de plus en plus bas. Les gens aujourd'hui acceptent de moins en moins que les animaux soient maltraités. Et ça s'étend aussi aux animaux de ferme", analyse le président de l'asbl "Animaux en péril", Jean-Marc Montegnes.

Pour faire face à l'augmentation des prises en charge des animaux maltraités, le refuge s'agrandit et modernise ses installations, comme une balance par exemple. "Ça va surtout nous permettre d'estimer le poids d'un animal à son arrivée et ensuite de contrôler sa courbe de poids parce que forcément les animaux qui arrivent ici sont mal en point. Donc c'est très important de surveiller la courbe de poids aussi pour doser les médicaments", explique Marion leclercq, chargée de communication pour l'asbl.


Dispositif pour relever et déplacer les animaux trop affaiblis par leur état  

Le refuge est aussi désormais équipé d'un dispositif qui permet de relever et déplacer les animaux trop faibles. Les cellules sont capitonnées pour amortir les chutes. Un solarium et une douche chaude permettent de traiter les bêtes infestées de parasites. 

Si la maltraitance reste une réalité c'est parce que les propriétaires sévissent souvent en toute impunité. "Et quand il y a des infractions, il faut absolument que les juges, les tribunaux, fassent en sorte que les bourreaux d'animaux soient condamnés", estime Michel Vandenbosch, président de l'asbl de protection animale Gaia.  

En 2020 en Wallonie, plus de 700 procès verbaux ont été dressés en matières de bien-être animal. 2.000 dossiers sont ouverts, toujours en cours de traitement. 


 

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