En ce moment
 

Certains policiers mal à l’aise avec l’arrestation quotidienne des migrants: l’un d’entre eux témoigne

Des policiers seraient mal à l’aise avec les arrestations quotidiennes de migrants dans notre pays. Marc Duplessis, policier et membre permanent CGSP, est venu témoigner à ce sujet sur le plateau de "C’est pas tous les jours dimanche".

"Les policiers se sentent mal à l’aise d’exécuter un nombre d’ordres ordonnés par le gouvernement, affirme Marc Duplessis, policier et membre permanent CGSP. On se demande s’il y a une volonté de la part de ce gouvernement de résoudre le problème à la base." Qu’est-ce qui pose concrètement problème aux policiers, l’interroge Christophe Deborsu. "Chaque fois, reprendre les gens dans un parc, pour les déposer dans les bureaux et devoir retourner le lendemain dans le parc pour en ressortir les mêmes gens, c’est un problème. Structurellement, nous disons, à la CGSP, qu’il faut prévoir au moins des centres d’hébergement. Après, j’entends Theo Francken dire qu’il dépense déjà autant de millions d’euros pour prendre les gens qui sont régularisés en Belgique et qu’il ne va pas redépenser autant de centaines de millions pour héberger ceux qui sont ici pas encore connus. Il dit non. Il ne sait pas financer ça et prends le citoyen en otage."

En tant que grand-père, Marc Duplessis est particulièrement touché. "Quand vous voyez dans un parc des petits enfants de 3 ou 4 ans qui sont trempés par la pluie et que le gouvernement ne fait rien pour les accueillir dans des lieux dignes…"


"On peut douter de la parole de chacun"

Il explique également que la police est une organisation très pointue et que "chaque policier qui refuse un ordre peut perdre son emploi". Concernant le projet de perquisitions à domicile, Marc Duplessis souligne un point interpellant. "C’est indiqué que nous aurons une confirmation orale, confirmée par après dans les 24h ou 48h par un écrit. Qui dit que ceci va être signé ? Je ne suis pas d’accord. On vit dans un pays où on peut douter de la parole de chacun. Je ne dis pas que je mets en doute la parole de la justice, mais supposons que la personne qui vous ait donné oralement l’ordre de faire ça tombe mort 12 heures plus tard… Qui va signer ce document ? On rentre dans un domicile, il y a des émeutes dans la maison, dégradations… Le policier sera autant la victime. La police est déjà surchargée, ceci va encore augmenter les tâches."

Vos commentaires