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Faudra-t-il se faire tester pour aller au restaurant? "On y travaille"

 
 

L'horeca pourrait rouvrir le 1er mai prochain, c'est ce qui a été annoncé lors du comité de concertation de ce vendredi 6 mars. Mais dans quelles circonstances pourra-t-on aller au restaurant ? C'était au cœur du débat de C'est pas tous les jours dimanche.

Devra-t-on se faire tester pour aller au restaurant ? La piste est évoquée, même si rien n'est encore établi. Pour Thierry Van Damme, propriétaire de 9 restaurants en Wallonie, en Flandre, à Bruxelles et au Grand-Duché du Luxembourg, si c'est la solution pour rouvrir ces établissements, il est pour. "Si ces tests ne durent pas 10 minutes ou 30 minutes, évidemment que nous sommes d'accord. Si on a des gens safe qui rentrent chez nous, notre personnel est safe, on travaille avec des masques, on est très prudents, évidemment qu'on est pour à 100%."

Rudi Vervoort, ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, explique que le sujet était sur la table du comité de concertation vendredi. "On a discuté des prix parce qu'il faut que ce soit accessible. En Allemagne, c'est environ 5 euros. En Belgique, on est à plus du double. L'idée est celle-là. On a la réponse dix minutes après, le test est fiable à plus de 90% donc ça veut dire qu'à ce moment-là, on peut effectivement se dire que le risque est acceptable."

"Ce n'est pas une excuse pour tout rouvrir en même temps"

Pour Erika Vlieghe, cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital universitaire d'Anvers, il faut bien "organiser les choses". "Il y a l'idée, le concept, ce qui nous inspire des autres pays comme l'Allemagne, la France etc. Il y a beaucoup de choses qui ne sont pas encore éclaircies donc il faut laisser le temps de les organiser. Il faudra le faire probablement d'une manière assez ciblée." Elle explique notamment que des tests salivaires répétitifs sont déjà mis en place pour les enseignants et que cela pourrait être envisagé pour d'autres "secteurs fortement atteints, comme les instructeurs de fitness". "Côté clients, c'est différent et on peut apprendre des exemples de l'Autriche, de l'Allemagne, etc. Il y a beaucoup de choses à régler. Ce n'est pas une excuse pour tout ouvrir en même temps mais ça peut encore être une couche de sécurité."

Pour George Gilkinet, vice-Premier ministre, estime que ces tests rapides permettront "de libérer des choses". "Je vois qu'au Grand-Duché du Luxembourg, on permet d'aller dans des salles culturelles à un tiers de la jauge. On a prévu la possibilité de montrer des expériences pilotes en matière de concerts, de théâtres parce que les professionnels de la culture et les citoyens ont besoin de voir concrètement que les choses s'organisent." Mais il insiste: "le testing, on y travaille. Il n'y a rien de fixé. On doit y arriver et on en reparle le 26 mars".




 

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