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L'avis d'une militante sur les vaccins énerve Michel Henrion: "On ne peut pas laisser dire ça!"

Cette semaine, c'était la semaine mondiale de la vaccination. Le nombre de personnes vaccinées ne diminue pas mais, par contre, le nombre de questions sur la vaccination ne fait qu’augmenter.

Pourquoi la vaccination est-elle obligatoire? Des parents dénoncent les effets secondaires graves sur des bébés d’à peine deux mois dont le système immunitaire n’est pas encore à maturation. Ne pourrait-on pas reporter les premières vaccinations de plusieurs mois? Pourquoi ne pas laisser le choix? Sommes-nous suffisamment et correctement informés sur les avantages et les inconvénients des vaccins? Selon “Initiative-citoyenne”, certains vaccins ne seraient ni sûrs, ni utiles et présenteraient plus de 850 effets secondaires.

Autant de questions qui ont animé le débat dans l'émission C'est pas tous les jours dimanche. Senta Depuydt, militante qui prône le libre choix de se faire vacciner (plutôt que l'obligation), a donné son point de vue. Un avis qui a passablement énervé Christophe Giltay et Michel Henrion, journalistes et chroniqueurs de l'émission.

Tout le monde imagine que les vaccins sont testés comme les médicaments, ce n'est pas le cas

Senta Depuydt est la maman d'un garçon atteint d'autisme. La situation de son enfant a poussé cette mère de famille à s'interroger sur l'utilisation des vaccins. Elle n'affirme pas que les vaccins pourraient provoquer l'autisme, mais elle estime qu'ils jouent un certain rôle. "Je pense que c'est multi-factoriel. Il y a une partie génétique, on ne va pas le nier, il y a une partie environnementale, la nutrition, les ondes électromagnétiques, les pesticides, etc. Mais pour moi, le vaccin peut être vraiment un élément déclencheur et aggravant. Mais ce n'est pas le seul élément en cause", précise-t-elle.

Pour Mme Depuydt, les ne sont ni suffisamment testés, ni suffisamment fiables. "Tout le monde imagine que les vaccins sont testés comme les médicaments, ce n'est pas le cas. Il y a toute une série de tests qui ne sont pas faits. Les tests à long terme, les tests contre les facteurs cancérigènes, les adjuvants… ce n'est pas testé ou très mal", affirme-t-elle.

Concrètement, Senta Depuydt précise qu'il y a des morts dû à ces manquements. "Ce que je sais, c'est que dans les rapports de suivi, par exemple le vaccin hexavalent, l'un des deux vaccins multiples préconisés à l'ONE pour les enfants, les rapports de suivi sont confidentiels. Un médecin a réussi à obtenir des copies, et le nombre de mort disparaît d'un rapport à l'autre, c'est problématique", estime la militante.

Dans la suite du débat, Senta Depuydt précise qu'elle ne recommande à personne de ne pas se faire vacciner. Elle dit cependant inviter les gens à s'informer et à analyser leur cas.

Je n'en peux plus quand j'entends des stupidités pareilles

La position de la militante a fait réagir les chroniqueurs de l'émission, Michel Henrion et Christophe Giltay. "On ne peut pas laisser dire ça!", s'exclame Michel Henrion. "A vous entendre, toutes les études sont manipulées, tous les scientifiques sont vendus aux multinationales de la pharmacie, et tous les médias vous censurent", commente-t-il. Il reconnaît ensuite qu'il y a eu de gros ratés en matière de vaccination au cours de l'histoire. "Le vaccin parfait ne va jamais exister. Mais je pense qu'il y a un fonds du problème des gens qui deviennent sceptiques par rapport aux vaccins, c'est qu'il y a un oubli des grands fléaux qui ont inspiré jadis la terreur: le choléra, la rage, la peste, la typhoïde, la diphtérie…", rappelle-t-il. "Donc moi je n'en peux plus quand j'entends des stupidités pareilles. Il suffit d'aller voir la page Facebook de madame Depuydt, c'est n'importe quoi, y compris des infos qui viennent des milieux complotistes, d'extrême droite, etc.", ajoute le chroniqueur.

La vérité vraie, c'est qu'il n'y a rien qui ne soit absolument inoffensif

De son côté, Christophe Giltay invite à "raison garder". "La vérité vraie, c'est qu'il n'y a rien qui ne soit absolument inoffensif en matière de médecine. C'est vrai qu'il y a un certain nombre de vaccins qui ont des effets secondaires. Mais le rapport entre le nombre de vies sauvées et le nombre de vies perdues est tel que le jeu en vaut la chandelle", conclut-il.

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