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L’avocat Sébastien Courtoy a défendu "40 à 50 vrais ou faux djihadistes": il explique pourquoi

Sébastien Courtoy, figure du barreau de Bruxelles, ne cesse de faire parler de lui dans les médias pour le choix particulier et récurrent de ses clients : souvent des djihadistes. Son dernier procès en date n’est autre que celui de Mehdi Nemmouche, le terroriste du musée juif en 2014. Un procès très médiatisé au cours duquel la personnalité et le parcours de l’avocat ont fait polémique.

Dans l’émission C’est pas tous les jours dimanche, Christophe Deborsu l’a interrogé sur ses choix de clients mais également sur une ancienne photo polémique. Un cliché dans lequel l’homme de loi apparaît aux côtés de l’humoriste controversé Dieudonné et sur lequel on peut les voir exécuter une "quenelle", soit un geste vu par certains comme un salut hitlérien renversé.

Sébastien Courtoy a expliqué sur le plateau qu’il ne regrettait rien, car dit-il, "il faut être un petit fasciste de la bien-pensance pour voir dans ce geste un salut nazi, ça ne démontre à mon égard que l’hystérie sans cesse grimpante qui gagne cette société".

L’avocat a également justifié son comportement en avançant que "c’est en ayant ce genre d’attitudes, que cela plaise ou non, qu’on gagne la confiance de ces gens-là. Et en gagnant leur confiance, on les ramène vers la société, on obtient des acquittements, des sursis, des peines modérées et on obtient zéro récidive en 20 ans de carrière. Ce que j’aimerais c’est un remerciement plutôt qu’on revienne m’ennuyer avec ce genre d’histoires", a plaidé avec son style bien particulier l’avocat.

Christophe Giltay lui a demandé s’il aurait fait appel dans le procès de l’attentat au Musée juif de Belgique si cette possibilité était prévue par le droit belge. Sébastien Courtoy a répondu par l’affirmative, tout en sous-entendant que Mehdi Nemmouche "avait refusé de donner la description et l’identité des personnes qui étaient avec lui, par peur de représailles à l’égard de sa grand-mère".

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