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Le néerlandais (et l'allemand) obligatoire à l'école : pas vraiment pour demain

La proposition du gouvernement de la fédération Wallonie-Bruxelles avait divisé les parents et les élèves : puisque les élèves boudent de plus en plus l'apprentissage du néerlandais (et, sans surprise, de l'allemand), il souhaite rendre l'enseignement de ces deux autres langues nationales obligatoire à l'école pour tous les élèves, dès la 3e primaire, reléguant ainsi l'enseignement de l'anglais à plus tard dans la scolarité. Le seul choix qu'il resterait aux élèves serait de décider s'ils préfèrent apprendre le néerlandais ou l'allemand.

Ce midi, dans l'émission C'est pas tous les jours dimanche, Rudy Demotte, l'actuel président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lui-même bilingue et favorable à ce projet, donne plus de précisions et confirme, indirectement, que cette obligation n'est pas vraiment pour demain.

Oui, il souhaite que le néerlendais et l'allemand soient généralisées comme deuxième langue, dès la 3 primaire, mais pas question de forcer la main des élèves. Avant même de mettre en place cette réforme, elle devrait franchir un obstacle de taille : une grande consultation populaire, menée "avec tous les acteurs qui sont concernés". Comprenez les enseignants, les parents et les élèves, et qui aurait lieu cette année encore.

Toute la proposition est entièrement à mettre au conditionnel et pourrait même ne jamais voir le jour, vu l'intérêt de plus en plus faibles des élèves pour le néerlandais et, dans une plus forte mesure encore, pour l'allemand : en dix ans, le nombre d'élèves wallons et bruxellois qui choisissent le néerlandais comme 2e langue est passé de 49% à 36,8% ; l'allemand, lui, n'atteint pas la barre des 3%. De plus en plus d'élèves privilégient l'anglais. La langue des Shaekspeare est perçue comme "plus facile" et "plus utile", comme l'explique Justine, élève en 5e secondaire à Charleroi et invitée de l'émission, qui a elle-même fait le choix de l'anglais.

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