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Le père de Cécile refuse de la reconnaître malgré un test ADN concluant à 99%: "C’est une blessure d’amour"

Vendredi, on a appris que le roi Albert II allait se pourvoir en cassation contre les deux arrêts de la cour d'appel de Bruxelles rendus dans le cadre de l'affaire qui l'oppose à Delphine Boël. Le 25 octobre dernier, la cour d'appel de Bruxelles a rendu un arrêt qui établit que Jacques Boël n'est pas le père légal de Delphine Boël et qui ordonne à Albert II de se soumettre à un test ADN.
Un nouvel épisode dans ce feuilleton judiciaire. En Belgique, Delphine Boël n’est pas le seul enfant qui cherche à être reconnu par un père qui s’y oppose.


Est-ce que le roi doit faire un test?

"Apparemment, il n’y a pas de jurisprudence et la loi ne dit rien à ce sujet. Il y aura une audience le 14 février où chacun va plaider sa cause devant la Cour d’appel. On verra alors si ce test est obligatoire ou pas. Légalement, on ne peut forcer personne à passer un test génétique. Simplement, si on le refuse, c’est un peu considéré comme une présomption de paternité", explique Martine Dubuisson, une journaliste pour le quotidien Le Soir.

Ce dimanche, sur le plateau de l’émission "C’est pas tous les jours dimanche", la "Delphine Boël" montoise, Cécile Ciccarelli, qui lutte aussi pour que son père la reconnaisse, est venue témoigner.

Un test ADN concluant (à 99%) dans cette affaire ne lui a toutefois pas permis d’arriver à ses fins. L’homme continue de refuser de lui donner son nom.

"Le 27 février, un jugement sera prononcé où on reconnaîtrait la filiation", explique cette commerçante. "Il sera alors mon père"

Mais il pourrait refuser de donner son nom. "Il sera aussi plaidé le fait que je puisse porter son nom mais il n’accepte pas actuellement."


"C’est une blessure d’amour" pour Cécile

Sa mère était enceinte de six mois quand elle a appris que le père de Cécile était marié avec une autre. La Montoise de 42 ans dit qu’elle a toujours su qu’il était son papa.

"Pourquoi avez-vous besoin de cette reconnaissance?", a demandé Christophe Deborsu. "Vous dites que ce n’est pas pour l’argent…"

"Il n’y a pas de pension alimentaire à réclamer puisque je suis majeure. Un héritage? Oui plus tard, éventuellement", répond-t-elle. "C’est une réparation symbolique que je demande. En portant son nom, il dirait quelque part "Oui tu es ma fille". C’est une blessure d’amour. Pendant longtemps, on attend une reconnaissance qui ne vient pas. Je lui ai laissé un an mais il n’a rien fait donc j’ai décidé de saisir la justice."


"C’est catastrophique pour tout le monde"

"Que pensez-vous de la situation vécue par Delphine Boël et par Cécile Ciccarelli?", a demandé Christophe Deborsu à ses chroniqueurs.

"Ce genre d’attitude, c’est de l’égoïsme ou le déni d’une réalité", estime Michel Henrion. "On prend en compte ses propres difficultés d’homme plutôt que de prendre en compte la détresse de l’enfant."

"Ce qu’on dit sur le roi Albert II, c’est qu’il est dans le déni depuis qu’il s’est réconcilié avec Paola", explique Martine Dubuisson.


Le roi Albert joue-t-il la montre à 84 ans?

"On a l’impression qu’il est dans un processus "jusqu’à ce que la morte s’en suive", déclare Alain Raviart. "Il gagne du temps mais il perd de la dignité. Cela casse son image. Dans cette affaire, ce qui est terrible, c’est la douleur d’une fille et la douleur d’un père aussi. Il faut voir le rôle joué par Paola. C’est catastrophique pour tout le monde."

"Cela ne choquerait plus personne que le souverain soit le père de Delphine Boël parce que la ressemblance est stupéfiante. Ce que je ne veux pas, c’est qu’on exhume le corps d’Albert II pour aller chercher de l’ADN sur ses restes", ajoute notre journaliste Christophe Giltay.

Selon Martine Dubuisson, le roi ne voudrait pas vivre le fait que la justice lui impose sa paternité.

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