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Les soins de santé plus chers, une machination pour empêcher Maggie De Block d'être trop populaire? "Ça joue, oui, c'est vrai"

Les soins de santé plus chers, une machination pour empêcher Maggie De Block d'être trop populaire?

Le gouvernement Michel a sabré dans les soins de santé… juste pour faire plonger la popularité d'une Maggie De Block devenue gênante? Si ce n'est pas la seule raison, l'envie de faire perdre à Maggie De Block son trône de n°1 des sondages qu'elle avait sous Di Rupo ne serait pas étrangère au fait que le département de la Santé n'a jamais dû faire autant d'économies. La principale intéressée a reconnu dans "C'est pas tous les jours dimanche" sur RTL-TVI que la jalousie de certains au gouvernement a pu jouer un rôle.

La popularité de la ministre de la Santé publique Maggie De Block ne cesse de baisser en Wallonie et à Bruxelles. Sous le gouvernement Di Rupo, lorsqu'elle s'occupait de l'Immigration, elle était n°1. Désormais, elle est tombée à la 6ème place en Flandre, la 9ème place à Bruxelles et la 22ème place en Wallonie.

En cause, sa politique à la tête du département de la Santé, celui qui dispose du plus gros budget de tous, un tiers de tout le budget de l'Etat.


Faisait-elle trop d'ombre à Bart De Wever?

Sous le gouvernement Di Rupo, la croissance du budget alloué aux soins de santé était de 2 à 3% au-dessus de l'inflation chaque année. Sous le gouvernement Michel, cette norme n'est plus que de 1,5%, ce qui explique en grande partie l'impopularité de Maggie De Block, puisqu'elle a dû faire des économies jamais vues dans les soins de santé, dont le remboursement de certains médicaments par exemple, ce que les Belges peuvent ressentir directement puisqu'ils paient plus de leur poche.

Certains disent qu'on est passé à 1,5% parce qu'on ne voulait pas que Maggie De Block, qui était extrêmement populaire en 2014, continue à monter dans la popularité et que finalement, cette limitation était une mesure anti-Maggie, la seule politicienne à faire alors de l'ombre à Bart De Wever.

Jan Segers,éditorialiste pour le journal flamand  Het Laatste Nieuws, le reconnait :  "Ça joue toujours, il ne faut pas le nier. Il y a la jalousie qui existe." Ce à quoi Maggie De Block a répondu : "Ça joue, oui, c'est vrai."

Elle n'a cependant pas été plus loin dans sa réflexion et expliquant que le taux de 4,5% appliqué avant le gouvernement Di Rupo n'était de toute façon pas tenable sur le long terme. "Quand j'ai commencé dans ce département, j'ai dit : c'est le département de mes rêves mais ce n'est pas le budget de mes rêves. J'ai voulu ajouter quelques pourcents, mais notre position budgétaire n'est pas nickel. L'OCDE et l'Europe ont toujours dit qu'en Belgique, ce ne sera pas possible de maintenir ce taux de croissance de 4,5%."

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