Métiers pénibles: la réforme controversée du ministre des Pensions expliquée en 2 minutes

  • Pénibilité du travail: la réforme expliquée en 2 minutes

  • Métiers pénibles: les gagnants, les perdants.

 

L’émission "C’est pas tous les jours dimanche" est revenu ce dimanche sur la réforme voulue par le ministre des Pensions concernant la pénibilité du travail. Explications.

Profs, cheminots, métallos, postiers. Ils sont inquiets et ils ont défilé en Wallonie mardi pour dire tout le mal qu’ils pensent de la réforme des pensions du ministre Daniel Bacquelaine. Une foule qui était très rouge puisque seul le syndicat socialiste a mené cette action, les chrétiens et les libéraux estimant prématurés le mouvement. "Ils nous rejoindront bien un jour. Ils vont se rendre compte que nous avons raison", espère un membre de la CGSP.

La réforme des pensions est un dossier difficile. Aspergé d’œufs et de ketchup, Daniel Bacquelaine peut en témoigner. Le chapitre du moment, c’est la pénibilité du travail. Et le ministre s’attaque d’abord au service public avec les fonctionnaires statutaires.

A l’heure actuelle, certains fonctionnaires bénéficient d’un régime de faveur en fonction de la difficulté du métier. On appelle ça les tantièmes préférentiels. Une carrière complète se calcule généralement sur 45 ans, mais c’est moins pour certaines professions. Par exemple, un facteur c’est 37 ans et demi, pour un enseignant, c’est 42 ans. Le ministre veut tout remettre à plat. "On va remplacer les régimes préférentiels qui datent du 19è siècle par un nouveau régime adapté à la réalité des métiers d’aujourd’hui. Et donc c’est vrai qu’un cheminot qui peut partir à 55 ans devra partir plus tard. J’assume ça", assurait Daniel Bacquelaine sur Bel RTL.


Quatre critères de pénibilités déterminés

Quatre critères de pénibilités ont donc été déterminés: les difficultés physiques, les horaires, les risques de sécurité et le stress. "Je pense par exemple aux infirmières qui n’ont aucune reconnaissance de leur pénibilité aujourd’hui. Bien entendu cela doit changer", estime le ministre.

Les enseignants, eux, sont très inquiets. "Cela me fait bien peur pour l’avenir de ma fille qui est enseignante aussi", confiait une institutrice qui participait à la manifestation mardi.

Et puis, l’un des autres buts avoué du ministre, c’est d’inciter les gens à travailler plus longtemps, moyennant un bonus financier qui pourra atteindre jusque 200 euros brut par mois.

Alors, où en est-on ? Aucun accord ne se dégage au sein du gouvernement fédéral, la N-VA estime que la réforme est trop généreuse. Et il ne s’agit ici que d’une toute première étape, qui ne touchera que les fonctionnaires statutaires. Il faut encore s’occuper du reste du service public, puis du secteur privé. 

Nathan Skweres 

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