Pour le président du PS, Elio Di Rupo, la N-VA "flirte avec l'extrême droite": "Il faut en avoir peur"

Le président du PS Elio Di Rupo a commenté, sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", les alliances possibles avec le PTB et Ecolo, appelées de ses voeux par la FGTB wallonne.

Le président du PS Elio Di Rupo a une coalition préférée en vue des élections communales d'octobre et des législatives de 2019: une alliance PS-Ecolo-Défi. Il répond ainsi à la volonté du MR d'exclure le PS et de reconduire les majorités actuelles (avec le cdH en Wallonie et la Suédoise au fédéral, NDLR).

Elio Di Rupo, qui ne dévoile habituellement pas ses cartes, appelle cette alliance la "coalition du progrès". Il se détourne du cdH, à l'origine de l'exclusion du parti socialiste du gouvernement wallon à l'été 2017. Le PTB ne fait pas non plus partie de son choix de prédilection.

"J'ai préconisé un axe du progrès Ecolo et Défi. Je pense très sincèrement que par rapport au désastre que représente le gouvernement MR-N-VA, et aussi MR-cdH à la Région Wallonne, il faut une alternative", avait-il justifié, il y a quelques jours.


"J'essaie de rassembler autour du parti socialiste"

Sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche, le président du PS a expliqué ce choix. Bien que Ecolo et Défi ne semblent pas enthousiastes à l'idée de cette coalition, Elio Di Rupo souligne que les deux partis n'ont cependant pas encore refusé. Il précise sa stratégie: "Avec le MR, c'est le calvaire, on doit impérativement changer de gouvernement fédéral et wallon ", insiste Elio Di Rupo. "J'essaie de rassembler autour du parti socialiste", ajoute-t-il. 

De son côté, Bart De Wever avait déjà exclu toute volonté de gouverner avec le PS, sans un accord sur le confédéralisme. "Si en 2019, le PS veut former un gouvernement, ce sera sans la N-VA. On ne veut pas avoir de gouvernement avec le PS", avait-il déclaré en mars dernier.


"On doit être effrayé par ceux qui sont à droite"

Ce à quoi Elio Di Rupo a répondu: "On doit combattre Mr De Wever et la N-VA. C'est un parti anti-francophone. C'est une raison supplémentaire pour avoir du côté francophone, une famille politique, la plus forte possible. Quand nous étions dans un cas similaire en 2010, nous avons été premiers. Nous avons assumé nos responsabilités. On a maintenu l'unité du pays".

Pour le président du PS, Bart De Wever "a toujours voulu avoir un ennemi à l'extérieur de la Flandre". "Tantôt c'étaient les Wallons, tantôt c'était le parti socialiste, c'est son affaire mais ce n'est pas lui qui va dire aux francophones comment ils doivent voter", s'exclame le président du PS.

"On doit être effrayé par ceux qui sont à droite. Il y a des formations qui flirtent avec l'extrême droite, comme la N-VA. Il faut en avoir peur. C'est toute la stratégie de Bart De Wever de capter un maximum d'électeurs de l'extrême droite. Il ne s'en est jamais caché", continue-t-il.

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