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Présidence du MR, le débat des candidats: oui ou non à la N-VA?

Dans quelques semaines, le Mouvement Réformateur aura un nouveau président en remplacement de Charles Michel qui part à l’Europe. Qui sera le ou la nouvel.le président.e libéral.e ? Cette élection est importante car elle désignera la personne qui jouera un rôle capital dans la formation du futur gouvernement fédéral.

Cinq candidats : trois hommes et deux femmes. Christine Defraigne, Clémentine Barzin, Denis Ducarme, Georges-Louis Bouchez et Philippe Goffin. Sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche", ils l'assurent tous et toutes : ils sont là pour rassembler plutôt que pour diviser. Pourtant, ils se présentent tous à la présidence du MR, et un seul ou une seule sera élu(e). 


Avec ou sans la N-VA ?

Pour mieux cerner ces 5 candidats, le débat s'oriente surtout sur l'existence ou non d'atomes crochus avec la N-VA. 

Il y a quelques mois, Georges-Louis Bouchez déclarait qu'il s'entendait bien avec Théo Francken. De son côté, Denis Ducarme affirmait : "Si on m'appelle 'le Francken wallon', cela ne me dérange pas". Christine Defraigne, elle, n'apprécierait pas la comparaison. "J'ai défendu des valeurs avec sincérité. Je ne suis pas copine avec monsieur Francken, c'est très clair, mais je suis capable de faire des compromis, mais je suis intransigeante sur certains points"

Philippe Goffin, lui, n'a pas aimé les provocations de Francken pendant ses années en tant que secrétaire d'État à l'Asile et à l'Immigration. "Il a tout compliqué, et finalement le bilan de sa politique migratoire n'est pas une réussite. C'était tellement facile de provoquer, de monter les populations les unes contre les autres. Je n'ai pas aimé cette façon de faire de la politique, ce n'est pas la mienne."

Théo Francken a déclaré que ça ne le dérangerait pas de s'allier avec le Vlaams Belang, si les programmes du Belang et de la N-VA concordent suffisamment. Une opinion que Georges-Louis Bouchez, même s'il s'entend bien avec Francken, ne partage pas. "Je m'entends bien avec Raoul Hedebauw, ce n'est pas pour autant que j'ai envie de devenir communiste. Je défends une politique qui repose sur l'État de droit. Le MR a pu appliquer sa vision au gouvernement. Ce n'était pas un gouvernement Francken, mais bien un gouvernement Michel."

Denis Ducarme confirme la cohésion entre ces cinq candidats : "Nous ne sommes pas là pour en découdre. Nous sommes surtout des libéraux, et j'aimerais mettre en avant ce qui nous rassemble. On ne va pas commencer à jeter des exclusives sur certains partis, la situation est déjà bien compliquée, et on ne va pas nier le fait que la N-VA est le deuxième parti du pays."

Quant à Clémentine Barzin, elle évoque un avis plus neutre : "Il importe d'être démocrate. Deux grands partis sont sortis des élections, et ces partis sont responsabilisés plus que jamais pour avancer. Le MR, lui, prendra ses responsabilités, avec pour seule ligne rouge : 'pas de confédéralisme'".


20 secondes pour convaincre

Chaque candidat a pu s'exprimer sur ses ambitions, avec le défi de convaincre les membres du parti, qui voterons, avec un temps de parole de 20 secondes. 

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