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Le PTB voit rouge lors du débat sur la sortie du nucléaire fixée à 2025: "Je n'ai aucune confiance en les négociations qui ont lieu aujourd'hui" (vidéo)

 
 

L'un des débats de l'émission C'est pas tous les jours dimanche réunissait des représentants des partis de la coalition. Ils ont ainsi évoqué la sortie du nucléaire fixée à 2025. Fermer les centrales d'ici là, est-ce réalisable? Interrogés, tous les partis ont répondu qu'il étaient assez d'accord sur cet agenda sauf Nabil Boukili, député fédéral (PTB), qui a vu rouge.

Notre présentateur Christophe Deborsu a questionné ses invités sur la sortie du nucléaire fixée à 2025. Un projet ambitieux mais sera-t-il réalisable pour le futur gouvernement?

"Toutes les études disent aujourd'hui qu'il est possible de sortir du nucléaire en 2025", affirme Samuel Cogolati, député fédéral (Ecolo). "C'est un fameux enjeu, nous avons accumulé beaucoup de retard et il s'agira ensemble de trouver des solutions d'amorcer la transition énergétique que tout le monde attend. Aujourd'hui, le défi climatique peut devenir le premier employeur d'Europe et y compris en Belgique. Je crois que nous devons relever ce défi ensemble".

Tim Vandenput, député fédéral (Open VLD), se veut plus "pragmatique": "Nous avons décidé dans des gouvernements précédents de fermer des centrales nucléaires, mais il y a la réalité: on est en retard et on doit regarder ça de manière pragmatique. Pour nous, ce qui est important, c'est de garantir l'électricité pour les citoyens à un prix qui n'est pas plus élevé qu'aujourd'hui. Sortir du nucléaire pour 2025? Regardons cela de façon pragmatique: on peut dire 206 ou 2027 si ce n'est pas 2025".

"C'est un dossier qui est sur la table", a confirmé Patrick Prévot, député fédéral (PS). "C'est un objectif ambitieux auquel on doit pouvoir souscrire. Mais il faut également faire preuve de pragmatisme. Il faudra pouvoir avoir un ministre de l'Energie qui prenne ce dossier à bras le corps car ce ne sera pas une mince affaire. 2025? Idéalement, je n'aime pas m'enfermer dans des agendas, mais l'avantage de cela est d'avoir une politique beaucoup plus volontariste".

Alors que c'est son tour de parler, Nabil Boukili, député fédéral (PTB), voit rouge: "J'attendrai de voir l'accord du gouvernement, je n'ai aucune confiance en les négociations qui ont lieu aujourd'hui. Les partis aujourd'hui autour de la table promettent des choses et font tout leur contraire. Le gouvernement qu'on va avoir n'est qu'une Suédoise (coalition MR, Open VLD, N-VA, CD&V) bis. Tous les éléments mis en place par cette Suédoise restera avec la Vivaldi. Il n'y a pas de changement. Les éléments pour lesquels les gens ont voté le 26 mai, ça veut dire un changement de politique. Cela n'a pas été entendu, on continue dans la même direction et la même logique".

Sophie Rohonyi, député fédérale (DéFI), a recentré le débat: "Il y a deux signaux très importants lancés par les électeurs lors des dernières élections: d'une part, c'est d'avoir des partis qui  respectent leurs engagements et d'autre part, c'est d'aller vers une véritable transition énergétique. Les citoyens s'inquiètent de manière très légitime du réchauffement climatique et donc pour répondre à ces deux signaux, je pense qu'il faut respecter notre engagement de sortie du nucléaire pour 2025 mais pour cela, il faut avoir dans le même temps, une politique de transition énergétique qui soit véritablement ambitieuse tant au niveau fédéral qu'au niveau des entités fédérées".




 

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