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Stromae parle néerlandais lors de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles: "Il est là pour pousser la chansonnette, pas faire de la politique"

 
 

Ce dimanche dans l'émission On refait le monde, le spécialiste en communication Michel Henrion est revenu sur l'affaire Stromae, déclenchée par les propos du chanteur en néerlandais lors d’un concert pour la fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Stromae était en concert vendredi dernier sur la Grand-Place de Bruxelles à l’occasion de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Lors de ce concert, il a parlé en néerlandais, ce qui a marqué les esprits. "In Brussel spreken we Frans en Vlaams, oké ?", a-t-il déclaré sous les applaudissements nourris des néerlandophones présents. Les partis flamands se sont d’ailleurs empressés de reprendre ses propos.

"Il est évidemment là pour plaire à son public et il est aussi très très bien placé en Flandre"

"Stromae a énormément de talent, il est très malin, c’est évident qu’il avait préparé son intervention en néerlandais le jour de la fête des francophones. Pourquoi ? Parce qu’il est évidemment là pour plaire à son public et il est aussi très très bien placé en Flandre", a expliqué Michel Henrion, expert en communication.

"Les premiers qui se sont précipités pour le féliciter c’est la N-VA"

Georges Huercano lui a alors demandé s’il s’agissait uniquement de commercial ou également de politique. "Il plaît à son public, le problème c’est qu’ici c’est placé dans une attitude politique, dans une posture politique qui lui a valu d’être immédiatement récupérée. Ça n’a pas traîné, il avait à peine fait ça, les premiers qui se sont précipités pour le féliciter c’est la N-VA", a-t-il répondu.  Le parti nationaliste flamand s’est effectivement réjoui des paroles de Stromae et en a profité pour faire remarquer que ce que disait le chanteur correspondait à leur programme politique pour Bruxelles : la flamandisation. La N-VA n’est pas la seule à avoir récupéré l’intervention du chanteur belge, le CD&V a fait la même chose et ça a finalement été récupéré par les nouveaux nationalistes belges "qui étaient très heureux qu’il prenne le fédéralisme par le petit bout de la lorgnette des langues".

"Pour moi, un chanteur ne doit pas se mêler de ces choses-là"

Xavier Magnée lui a déclaré qu’il trouvait qu’on accordait beaucoup trop d’importance aux propos d’un chanteur qu’il soit Wallon ou qu’il soit Flamand. "Il est l’image même de la tolérance", a ajouté l’avocat. Emmanuelle Praet, elle, trouve que le chanteur n’a pas su rester à sa place. "Ce n’était pas ni le moment ni l’endroit pour le faire. Pour moi, un chanteur ne doit pas se mêler de ces choses-là. Il est là pour pousser la chansonnette, il le fait très bien, tout le monde l’adore par chance du côté francophone et du côté néerlandophone, mais pas de politique", a-t-elle conclu.




 

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