"Alien Crystal Palace" : Arielle Dombasle s’essaie au nanar assumé

L'actrice française Arielle Dombasle le 20 mai 2016 au festival de CannesLOIC VENANCE

Six ans après "Opium" retraçant la liaison entre Cocteau et le jeune écrivain Raymond Radiguet, Arielle Dombasle est de retour devant et derrière la caméra avec l’ésotérique "Alien Crystal Palace", son quatrième long métrage en salles mercredi, dans la plus pure tradition des films de série Z et des "nanars", genre qu’elle aime et assume.

"J’adore touts les genres au cinéma. Notamment les films de zombies qui m’excitaient au plus haut point quand j’étais au lycée, j’aime la peur, l’angoisse, le sang, la violence, le déchaînement des passions. J’assume tout cela gaiement", explique Arielle Dombasle dans le dossier de presse qui accompagne le film.

"Je suis singulière. Mon cinéma l’est aussi. Et quant à ces histoires de premier et de second degré, ma réponse, c’est qu’il faut être funambule. L’humour, la dérision sont des copains, c’est une façon de ne pas être aveugle à soi-même par principe et de rester des énigmes à nos propres yeux", ajoute-t-elle.

Avec "Alien Crystal Palace", Arielle Dombasle s’en donne à cœur joie en poussant très loin le curseur de la série Z et du nanar. Par son casting et sa réalisation iconoclastes à la photographie léchée, "Alien Crystal Palace" dispose de tous les atouts pour devenir culte d’autant qu’Arielle Dombasle a enrôlé des amis artistes et artisans d’art dont les comédiens Asia Argento, Michel Fau et Jean-Pierre Léaud, le chanteur Nicolas Ker, le décorateur Vincent Darré, le chausseur Christian Louboutin et le photographe Ali Mahdavi ou le galeriste Thaddeus Ropac, figure de l’art contemporain.

Tourné l’été dernier à Paris, Venise et au Havre, "Alien Crystal Palace" raconte les aventures d’un savant fou, manipulateur d’âmes retranché dans un sous-marin et persuadé d’avoir trouvé le secret du couple idéal : une femme et d’un homme qui ne formeraient plus qu’un.

Ses cobayes ? Une cinéaste underground et nymphomane campée par Arielle Dombasle et un chanteur rock fou et vénéneux (Nicolas Ker), le tout sous la surveillance d'inquiétants policiers en cuir gothique, de spectres, d’une princesse égyptienne ressuscitée et de quelques anges démoniaques qui se télescopent dans un univers très onirique.

Egérie d'Eric Rohmer, Arielle Dombasle s’est lancée dans la réalisation avec "Chassé-croisé" (1982), avant "les Pyramides bleues" avec Omar Sharif (1988) et "Opium", inspiré de "Opium, journal d'une désintoxication" de Jean Cocteau.

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