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Bérengère Cournut lauréate du prix du roman Fnac

Bérengère Cournut lauréate du prix du roman Fnac
Le prix du roman Fnac qui inaugure la saison des prix littéraires a été attribué lundi à Bérengère Cournut pour "De pierre et d'os" (Le Tripode), récit à la fois poétique et violent racontant le destERIC PIERMONT

Le prix du roman Fnac qui inaugure la saison des prix littéraires a été attribué lundi à Bérengère Cournut pour "De pierre et d'os" (Le Tripode), récit à la fois poétique et violent racontant le destin d'une jeune inuite dans un désert de glace.

Le prix lui sera remis par l'écrivain américain Bret Easton Ellis le 20 septembre à l'occasion de la 4e édition du Salon Fnac livres, qui réunira durant trois jours à Paris de nombreux auteurs dont Jonathan Coe, Karine Tuil, Sorj Chalandon, Laurent Binet ou encore Guillaume Musso.

Chaque année, les ventes du roman récompensé par le jury du prix du Roman Fnac atteignent en moyenne les 100.000 exemplaires, en faisant l’un des prix littéraires ayant le plus important impact commercial. Le livre bénéficie en outre d'une importante mise en avant dans l'ensemble des magasins de la chaîne.

Une nuit, la banquise se fracture et sépare une jeune femme de sa famille. La jeune inuite Uqsuralik se retrouve livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. C'est ainsi que débute "De pierre et d'os", un roman raconté à la première personne. Si elle veut survivre dans la nuit polaire, la jeune femme, accompagnée de cinq chiens affamés mais sans traîneau, devra avancer dans le désert glacé et inhospitalier à la recherche d'autres êtres humains.

Le livre, hors du temps, se lit parfois comme un précis d'anthropologie même si Bérengère Cournut, 40 ans, ne s'est pas rendu en Arctique. La romancière qui avait exploré la culture amérindienne des Hopis dans "Née contente à Oraibi" (2017), a été accueillie durant dix mois en résidence au sein des bibliothèques du Muséum national d'histoire naturelle de Paris, travaillant notamment sur les archives de Paul-Emile Victor. Des chants inuits ponctuent son récit laissant deviner la richesse d'un peuple aujourd'hui aussi menacé que les ours blancs de la banquise.

Le jury, composé de 400 libraires et 400 adhérents de l'enseigne, a choisi cet ouvrage parmi quatre titres, tous écrits par des femmes.

L'an dernier, le prix avait été décerné à la romancière belge Adeline Dieudonné pour "La vraie vie" (L'Iconoclaste).

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