La cinéaste Agnès Varda est décédée à l'âge de 90 ans

La cinéaste Agnès Varda est décédée à l'âge de 90 ans
@Isopix

La cinéaste de la Nouvelle vague Agnès Varda est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi à l'âge de 90 ans, ont annoncé des membres de sa famille et son entourage vendredi à l'AFP.

"La réalisatrice et artiste Agnès Varda est décédée chez elle dans la nuit du jeudi des suites d'un cancer. Sa famille et ses proches l'entouraient", ont-ils annoncé dans un communiqué.

La cinéaste Agnès Varda était l'une des dernières représentantes de la Nouvelle Vague. Elle avait regretté que le féminisme ne soit pas suffisamment évoqué dans les écoles et les lycées, estimant "qu'il faut continuer le combat".

"Le féminisme n'est pas très actif dans l'éducation, dans les écoles et lycées. De manière générale, l'éducation sexuelle est un peu aplatie. On n'en parle pas assez aux jeunes femmes et aux jeunes hommes", avait déclaré Mme Varda, invitée àl'époque de "Women in Motion", opération en faveur de la place des femmes dans le cinéma, à l'initiative du groupe de luxe Kering (Yves Saint Laurent, Gucci...).

"Il faut continuer le combat. On a cru dans les années 60 que les choses allaient vite changer. On voit que ce n'est pas le cas", avait observé la réalisatrice de "Cléo de 5 à 7" (1962), "Jacquot de Nantes" (1991) et "Les Glaneurs et la glaneuse" (2000), récompensée par un Oscar d'honneur en novembre.

Agnès Varda, qui a fait partie des 82 femmes - actrices, réalisatrices et productrices - qui ont monté les marches du dernier Festival de Cannes pour exiger une meilleure parité, considère que "le sujet dépasse évidemment le cinéma".

"Le combat pour la parité est traité tous les jours par des gens moins spectaculaires", avait ajouté la cinéaste, récompensée en 2015 par une Palme d'honneur au Festival de Cannes, où la Palme d'or n'a été remise qu'une seule fois à une femme (Jane Campion en 1993).

Evoquant sa carrière de cinéaste, Agnès Varda qui se consacrait plus récemment au documentaire, avait expliqué qu'elle "aime mettre les vrais gens en lumière".

"Montrer des inconnus me fait plaisir, dans un monde où des pages entières de publicité sont vouées aux cosmétiques et à la mode. La réalité m'inspire énormément", avait ajouté la cinéaste, dont le dernier documentaire, co-réalisé par l'artiste JR, "Visages, villages", a été nommé cette année aux Oscars.

L'un de ses films les plus féministes, "L'Une chante, l'autre pas", tourné en 1976 et abordant la contraception et l'avortement, est ressorti en salle récemment en version restaurée.

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