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Grenoble: une exposition permanente de gravures de Rembrandt

Grenoble: une exposition permanente de gravures de Rembrandt
L'entrée de l'exposition Rembrandt au couvent Sainte-Cécile à Grenoble, le 19 octobre 2017JEAN-PIERRE CLATOT

Les éditions Glénat inaugurent jeudi à Grenoble une exposition permanente de gravures de Rembrandt, acquises en 2017 et montrées temporairement au public quelques mois plus tard.

Pour des raisons de conservation, ces œuvres seront présentées loin de toute lumière naturelle, dans la pénombre des anciens parloirs du couvent Sainte-Cécile, où l'éditeur grenoblois a installé son siège. Dans cette petite salle sombre, les familles venaient jadis rencontrer leurs filles cloîtrées.

Ces soixante-douze chefs d’œuvres du peintre néerlandais, acquis auprès d'un collectionneur britannique, seront montrés par roulement. Une première moitié sera visible jusqu'à l'automne.

Les trente-six premières estampes sélectionnées, parfois à peine plus grandes qu'un timbre poste, ont été regroupées en six grandes thématiques - nus, scènes mythologiques ou encore autoportraits - et exposées chronologiquement pour souligner l'évolution de la technique d'aquafortiste du maître néerlandais.

"Rembrandt était célèbre pour ses peintures mais il était aussi passionné de gravure. Il rachetait celles de ses confrères et s'était ruiné pour ça", a expliqué mercredi Jacques Glénat lors d'une présentation de l'exposition à la presse.

Ces gravures "donnent une très bonne idée du développement de Rembrandt en tant qu'artiste et des nombreux sujets qu'il a abordés", souligne Jaco Rutgers, spécialiste néerlandais de l'artiste et commissaire de l'exposition.

Une exploration numérique de cinq œuvres de l'artiste - dont le fameux "Portrait aux yeux hagards" (1630) - sera également proposée au visiteur.

Ce dernier disposera par ailleurs de loupes pour admirer la finesse du travail présenté.

"Rembrandt travaillait sur des plaque de cuivre rouge. Il les recouvrait de vernis, puis se saisissait d'une pointe sèche pour dessiner, avant de les plonger dans un bain d'acide nitrique, d'essuyer et d'encrer", explique Sophie Boizard, éditrice chez Glénat.

L'artiste, qui maîtrisait parfaitement cette technique dès 1635, "s'inspirait de son environnement immédiat. La seule thématique manquante est celle du paysage", ajoute-t-elle.

Au total, Rembrandt aura réalisé 290 estampes jusqu'à sa mort, en 1669.

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