En ce moment
 
 

Guillaume de Tonquédec: le théâtre, c'est "remettre sur le métier cent fois son ouvrage"

Guillaume de Tonquédec: le théâtre, c'est "remettre sur le métier cent fois son ouvrage"
L'acteur français Guillaume de Tonquédec à Angoulême, le 27 août 2021Yohan BONNET
 
 

Popularisé par la série culte "Fais pas ci, Fais pas ça" sur France 2, Guillaume de Tonquédec est de retour au théâtre, ses premières amours, "le lieu de la rigueur absolue où l'on remet sur le métier cent fois son ouvrage".

"La scène, c'est l'école de l'excellence pour l'acteur. Il n'y a pas plus exigeant que le théâtre. On mesure chaque soir si le public adhère ou pas. L'adrénaline est au maximum. J'aime bien y revenir régulièrement pour me remettre en question", confie à l'AFP celui qui a rencontré le succès sur le tard, à 41 ans.

Depuis, Guillaume de Tonquédec enchaîne les succès. Cet automne, l'ancien élève de Michel Bouquet au Conservatoire de Paris a signé un grand chelem en étant enrôlé par TF1, France 2 et France 3, notamment pour la série "Germinal" et un biopic sur l'"affaire Grégory" dans le rôle du gendarme Sesmat.

En 2013, le comédien, né Guillaume de Quengo de Tonquédec, issu de la noblesse bretonne dont des ancêtres possédaient le château de Tonquédec (Côtes d'Armor), a décroché le César du meilleur second rôle pour "Le Prénom", adaptation d'une pièce de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière créée au Théâtre Edouard VII trois ans plus tôt.

Récemment, Guillaume de Tonquédec (55 ans) s'est illustré dans d'autres succès scéniques, dont "La Garçonnière" de Billy Wilder et "Sept ans de réflexion", lui valant des nominations aux Molières. "On ne peut pas tricher au théâtre. On ne peut compter que sur soi...", ajoute le comédien qui s'amuse de son profil de "Monsieur Tout-le-monde" ou encore de "gendre idéal".

- "Merci, Renaud Lepic !" -

A l'affiche actuellement de "Time Square" au Théâtre Montparnasse, pièce écrite sur mesure par Clément Koch, Guillaume de Tonquédec campe un grand comédien sur la touche qui tente de surmonter cette mauvaise passe en donnant des cours d'art dramatique.

"On croit qu'on n'est bien que dans ses propres chaussures mais j'avais envie depuis longtemps d'aborder un personnage complexe. Ce comédien à la dérive n'a plus rien à perdre et il dit tout ce qu'il pense. C'est très touchant. Il a perdu l'envie de jouer et donc l'envie de vivre", résume M. de Tonquédec.

"Le succès est assez mystérieux. Au jour le jour, je tâtonne... Je fais du mieux que je peux ou le moins mal... J'imagine que, pour moi, la sincérité l'emporte", souligne ce comédien très demandé avec près de 150 films, séries et pièces depuis la fin des années 80.

"Jusqu'à la fin de mes jours, je rendrai hommage à Renaud Lepic (son personnage de père de famille +réac'+ mais touchant de la série +Fais pas ci, Fais pas ça+). Un tel succès, avec la popularité qui va avec, est le meilleur cadeau à faire à un comédien", ajoute Guillaume de Tonquédec. "Ce cadeau, je le dois à ce personnage que je ne renierai jamais. Rencontrer ce rôle a été une chance folle ! Je suis très heureux qu'on m'en parle !".

Le 23 mars, le comédien incarnera sur grand écran le père de Marcel Pagnol dans "Le Temps des Secrets" de Christophe Barratier. A l'automne, sortiront "Plancha", la suite de "Barbecue", comédie potache de Eric Lavaine, et, avec un premier rôle, "Arrête avec tes mensonges", adaptation du roman de Philippe Besson.


 

Vos commentaires