Johnny Hallyday: la bataille de l'héritage

Johnny Hallyday: la bataille de l'héritage
(g-d): Laeticia Hallyday, ses filles Jade et Joy, Laura Smet et David Hallyday lors des funérailles du chanteur Johnny Hallyday, le 9 décembre 2017 à ParisYoan VALAT

Rappel des principales étapes de la bataille judiciaire et médiatique autour de l'héritage de Johnny Hallyday, qui oppose depuis février sa veuve Laeticia à ses aînés, Laura et David, et sur laquelle le tribunal de Nanterre a rendu une première décision vendredi.

Au total, le patrimoine de Johnny Hallyday - mort le 5 décembre à 74 ans - représenterait plusieurs dizaines de millions d'euros.

- Testament contesté -

Le 12 février, Laura Smet, 34 ans, et son demi-frère David Hallyday, 51 ans, déposent un recours sur le fond devant la justice française pour contester les modalités de succession de leur père, rédigées en Californie. Ils estiment que son testament les "déshérite", ce qui est interdit en droit français, et demandent "que la succession soit soumise aux règles de dévolution légales" en France.

Laeticia exprime son "écœurement de l'irruption médiatique" autour de la succession.

Le 16, Laura affirme via ses avocats que "la vérité des chiffres sera bientôt établie par la justice". Des documents, produits la veille par RTL et Le Point, avaient fait état de donations du chanteur à ses deux aînés, ainsi que d'un versement mensuel à sa fille aînée, raison pour laquelle il les aurait écartés de son héritage.

Le lendemain, Laura et David intentent une action en référé pour obtenir le gel du patrimoine de leur père.

- Les soutiens se mobilisent -

Eddy Mitchell, parrain de Laura, lui apporte son soutien, ne comprenant pas "que l'on puisse déshériter ses enfants". Jacques Dutronc, Michel Polnareff, Brigitte Bardot ou Hugues Aufray abondent dans ce sens.

Du côté de Laeticia, Jean Reno - parrain de Jade, 13 ans, une des deux filles adoptées par Johnny et Laeticia Hallyday avec Joy, 9 ans - défend celle "qui a partagé (sa) vie pendant 23 ans et fut à ses côtés jusqu'aux tous derniers moments".

Laeticia est aussi soutenue par la chef étoilée Hélène Darroze, marraine de Joy, Jean-Claude Camus, ancien producteur de Johnny, ou le cinéaste Claude Lelouch.

- Les mères s'en mêlent -

Sylvie Vartan, mère de David, déclare qu'elle ne pensait pas son ex-mari capable d'avoir pu "renier son sang et son histoire" et déshériter "de son plein gré" ses deux aînés.

Nathalie Baye juge que Laura, sa fille, et David "sont niés dans leur filiation artistique". "Johnny aimait ses enfants, David et Laura ainsi que Jade et Joy. Malheureusement, les aînés étaient les bêtes noires de leur belle-mère", dit-elle.

Laeticia riposte le 11 avril dans une longue interview au Point: "On me vole mon deuil. On me roue de coups".

- Gel d'une partie du patrimoine -

Le 13 avril, le tribunal de grande instance de Nanterre, saisi en référé, ordonne le gel d'une partie des biens immobiliers de Johnny Hallyday et la mise sous séquestre de tous ses droits artistiques.

Dans la même décision, le tribunal refuse en revanche d'accorder à Laura et David le droit de regard qu'ils réclamaient sur l'album posthume de leur père, son 51e, dont la sortie est prévue cette année.

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