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Le marché du livre se maintient en Wallonie et à Bruxelles grâce aux exportations de BD

Le marché du livre se maintient en Wallonie et à Bruxelles grâce aux exportations de BD
Consommation

(Belga) Le marché du livre belge en langue française se maintient en Belgique francophone, soutenu par l'exportation de bandes dessinées imprimées, ressort-il du bilan 2018 du secteur, présenté lundi par le Service général des Lettres et du Livre (SGLL) de la Fédération Wallonie-Bruxelles. De manière générale, toutes les catégories éditoriales en concurrence directe avec les contenus numériques gratuits continuent de décliner, tandis que le succès du livre de poche ne se dément pas.

En Belgique, la vente de livres en langue française a rapporté 49,46 millions d'euros, soit un chiffre d'affaires en recul de 4,33%. Cette régression s'explique par une diminution des recettes liées à la vente de livres en tant que telle (-4,29%, pour 49,09 millions d'euros) mais surtout à la cession de droits d'auteurs (-13,95%, pour 0,37 millions d'euros), selon les statistiques annuelles de l'Association des éditeurs belges francophones (Adeb). Les ventes à l'étranger compensent toutefois la lente érosion du marché belgo-belge avec un chiffre d'affaires de près de 90 millions d'euros (+4,7%). La star des exportations littéraires? La bande dessinée. Les productions belges déclinées en cases ont en effet rapporté 69,85 millions d'euros en 2018 dans leurs versions papier exportées, contre 9,19 millions au Plat pays. Leurs pendants numériques ont en outre engrangé près d'un demi-million d'euros de bénéfices. À elle seule, la bande dessinée représente ainsi la moitié (51,75%) de toute la production éditoriale belge. La littérature jeunesse (7,61 millions d'euros) et les sciences humaines (textes législatifs, etc., 5,91 millions d'euros) complètent le top 3 des productions belges les plus rentables à l'étranger. La part des exportations de livres belges en langue française (64,5%) a globalement augmenté de 4% depuis 2014. Le marché belge est pour le reste fortement dépendant de l'importation de livres français (70 à 75%). Les éditions scolaires et juridiques, très localisées, sont les seules à échapper à cette domination de l'Hexagone. Or, le marché français accuse lui-même un repli de 1% par rapport à 2017, année marquée par le retour du Gaulois Astérix dans les rayonnages. Enfin, les dictionnaires, atlas et autres guides touristiques et ouvrages de beaux-arts poursuivent leur déclin, concurrencés par les contenus en ligne gratuits. Le top 100 des titres 2018 se concentre, lui, sur un nombre toujours plus restreints d'auteurs, qui bénéficient d'un effet de "buzz", et de préférence au format de poche, au détriment des premières éditions. (Belga)

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