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Le Printemps de Bourges relève le défi de la parité

Le Printemps de Bourges relève le défi de la parité
Une des scènes du Printemps de Bourges avant un concert, le 13 avril 2016GUILLAUME SOUVANT

Avec quasiment le même nombre d'artistes féminines et masculins à l'affiche de sa 42e édition qui démarre mardi, le Printemps de Bourges relève le pari le parité, certes selon des critères qui lui sont propres, mais loin devant les autres festivals français.

Cette quête d'une affiche réellement mixte est née, explique à l'AFP le directeur du festival Boris Vedel, avec la disparition de Simone Veil l'été dernier. L'affaire Weinstein ou la libération de la parole des femmes n'en sont pas à l'origine, mais "cela nous a encore plus convaincus de le faire", affirme-t-il.

L'organisation du festival, revendiquant une parité parfaite, a communiqué à l'AFP son comptage qui tient compte de deux critères particuliers. Le premier est que tout groupe mixte, comptant donc en son sein au moins une femme, est comptabilisé parmi les artistes féminines. Et ce peu importe le nombre de femmes dans ce groupe.

Le second critère de comptabilisation exclut les artistes débutants qui concourent pour les "Inouis". Ils sont 33 cette année et "n’entrent pas dans la problématique de la parité car c'est un tremplin", justifient les organisateurs.

Le décompte s'opère donc non pas sur les 172 artistes qui joueront à Bourges jusqu'à dimanche soir, mais sur 139 artistes.

Selon le comptage de l'organisation, le plateau compte 71 artistes féminines et mixtes contre 68 masculins, donc la parité est plus que respectée. Dans le détail, sont recensés 44 artistes exclusivement féminines, 27 groupes mixtes et 68 artistes exclusivement masculins.

Un décompte qui diffère très légèrement de celui effectué par l'AFP, qui établit un total de 70 artistes masculins contre 69 féminines et mixtes (dans le détail: 40 artistes exclusivement féminines, 29 groupes mixtes et 70 artistes exclusivement masculins).

Ces quelques variations n'altèrent cependant en rien le fait que le Printemps de Bourges soit parvenu à bâtir un plateau globalement paritaire. Avec des femmes, en tout état de cause, beaucoup plus présentes sur l'affiche que dans les autres festivals.

Le festival Pause Guitare à Albi, dont la programmation n'est pas encore bouclée, se situe provisoirement à la deuxième place en nombre d'artistes féminines et mixtes, avec 19 invitées contre 27 masculins, soit 41,3%.

Suivent l'Ardèche Aluna Festival et le Festival du Bout du monde en Bretagne, qui comptent tous deux 33 artistes, dont 13 féminines et mixtes qui représentent 39,4%.

Aux Francofolies de La Rochelle, sont dénombrées 26 artistes féminines et mixtes sur les 73 à l'affiche, soit 35,6%.

Les Nuits Sonores à Lyon, consacrées à l'électro, compte 39 artistes féminines et mixtes sur 107 au total, soit 26,7%. Un pourcentage bien plus important que celui de l'Electro Beach (4,7%), où 2 artistes féminines sont programmées contre 39 masculins.

Restent enfin les festivals dédiés au hard rock comme le Hellfest ou le Download, où les femmes se font très rares sur scènes.

Au Download non loin de Paris, 14 artistes féminines et mixtes sont programmées sur 77 au total, soit 18,2% de l'affiche. Au Hellfest, près de Nantes, il y en aura également 14, mais sur 149 au total, soit 8,8%.

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