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Les musiques de la Nouvelle-Orléans à Paris, dans toute leur diversité

Les musiques de la Nouvelle-Orléans à Paris, dans toute leur diversité
Le guitariste John Scofield, le 30 juillet 2016 à NewportEva HAMBACH

La musique renaît toujours à la Nouvelle-Orléans : la ville du jazz et du funk, qui a perdu en 2019 deux musiciens essentiels, Dr John et Art, l'aîné des Neville Brothers, va déléguer en novembre à Paris quelques-uns de ses plus dignes ambassadeurs.

Jon Cleary ouvre les festivités le 6 novembre au New Morning. Ce pianiste-organiste cultive un paradoxe : il n'est pas originaire de la Nouvelle-Orléans, mais Britannique.

Mais il a épousé très tôt cette ville et en a tellement intégré les codes - sa décontraction, son excentricité, sa bonne humeur, sa pulsation musicale - qu'il fait désormais partie du sérail.

Ce musicien de 57 ans, l'un des leaders de la scène rhythm'n blues à "Crescent City", sera sur la scène du club parisien en duo avec John Scofield.

Ce guitariste fait régulièrement des infidélités au jazz, le domaine de prédilection de cet ancien musicien de Miles Davis, pour s'adonner à ses autres passions : le blues et le funk.

Les musiciens de The Dirty Dozen Brass Band, qui perpétuent la longue tradition des fanfares de la Nouvelle-Orléans où elles rythment tous les évènements de la vie - mariages, enterrements, carnaval -, investiront ce même New Morning le 21 novembre.

Créé il y a plus de quarante ans, le Dirty Dozen a révolutionné l'art du brass band, en truffant son répertoire d'éléments de hip hop et de funk.

La trompette, dans une ville dont l'aéroport porte le nom de Louis Armstrong, est avec le soubassophone - l'énorme serpent, clé de voûte de toute fanfare où il assure la basse - et le piano, l'un des trois instruments rois de New Orleans.

Christian Scott (17 novembre au New Morning, encore), appartient à la longue lignée de trompettistes de la Nouvelle-Orléans. Rebaptisé Christian Scott aTunde Adjuah, ce jeune créateur s'éloigne singulièrement de la tradition du jazz de Preservation Hall, dont il casse les codes pour élaborer un jazz futuriste.

La jeune chanteuse Sarah McCoy s'installera, elle, devant son piano au Trianon le 25 novembre, où elle partagera l'affiche avec Madeleine Peyroux.

Après une enfance et une adolescence bohèmes à Brooklyn, où elle apprend le piano, Sarah McCoy décide à vingt ans de faire son baluchon. Cette punk, tatouages et piercings, parcourt les Etats-Unis, avant de débarquer à la Nouvelle-Orléans où elle s'implante il y a deux ans.

Cette femme plantureuse a publié en janvier son premier disque, "Blood Siren" sur le prestigieux label Blue Note. Il s'ouvre sur une chanson intitulée... "New Orleans".

Sa voix puissante et rauque, ses intonations, son style touchant au blues, à la soul, au cabaret, au jazz ou au classique, son authenticité, évoquent tour à tour Janis Joplin, Amy Winehouse, Nina Simone, Tom Waits... De sacrées références.

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