Stars de BD, "Les Vieux Fourneaux" débarquent au cinéma avec un casting en or

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Pierre Richard lors d'une répétition d'une pièce mise en scène avec Christophe Duthuron, en 2003FRANCOIS GUILLOT

"Faire chier le système le plus longtemps possible" : héros d’une BD à succès, Les Vieux Fourneaux, trois septuagénaires bougons font leurs débuts mercredi au cinéma sous les traits de Pierre Richard, Eddy Mitchell et Roland Giraud.

Réalisée par Christophe Duthuron, cette première adaptation des aventures de trois retraités imaginées par le dessinateur toulousain Paul Cauuet et le scénariste Wilfrid Lupano, tient toute ses promesses. Les quatre premiers albums des Vieux Fournaux publiés chez Dargaud, se sont écoulés à près d'1,5 million d’exemplaires, transformant l’essai en phénomène d’édition comme la BD n’en avait pas connu depuis longtemps. Un cinquième tome, "Bons pour l’asile !", sera en librairies le 9 novembre.

Amis d’enfance qui se sont perdus de vue, Pierrot, Emile et Antoine se retrouvent à l’occasion des obsèques de Lucette, la femme d’Antoine. Tout aurait pu se dérouler normalement si Antoine n’était pas tombé par hasard sur une vieille lettre dévoilant un secret. Pour l’empêcher de commettre un crime passionnel, ses deux amis se lancent à ses trousses.

Comédie familiale très fidèle à la BD, "Les Vieux Fourneaux" est portée par un casting en or. Pierre Richard, Eddy Mitchell et Roland Giraud s’en donnent à cœur joie en campant ces vieillards à la fois goguenards, vachards et transgressifs.

"Je ne suis pas un grand lecteur de BD. Comme il y avait le mot ‘vieux’ dans le titre, j’ai ouvert le script avec circonspection. J’ai craint qu’il ne s’agisse d’un de ces rôles que je refuse systématiquement, ceux de personnes âgées enchaînées à une perfusion et arrimées à un déambulateur. Moi, je veux bien jouer les vieux, à condition qu’ils soient rigolos, irrespectueux, emmerdeurs, contestataires, en quelque sorte, insupportables. Avec Pierrot, j’étais comblé !", confie Pierre Richard dans les notes de production.

Pour Eddy Mitchell, épatant dans le rôle de Mimile, le tournage a été un enchantement : "une histoire d’amitié comme celle-là, pleine de drôlerie, de burlesque, d’humanité et qui, en plus, se passe à la campagne, loin des faux-semblants et des maniérismes parisiens, ça ne court pas les écrans !".

"Les Vieux Fourneaux, c’est la drôle d’histoire de petits hommes confrontés à de grandes choses, la vie, l’amour, la mort, l’amour, la trahison, le temps qui passe...", souligne le réalisateur Christophe Duthuron. "Ça coche toutes les cases !"

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