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Un "Gaston Lagaffe" sur grand écran par le réalisateur des "Profs"

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Après Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe, l'employé de bureau le plus incontrôlable et nonchalant de la bande dessinée, roi incontesté de la gaffe, tente l'aventure du grand écran, à partir de mercreJACQUES COLLET

Après Spirou et Fantasio, Gaston Lagaffe, l'employé de bureau le plus incontrôlable et nonchalant de la bande dessinée, roi incontesté de la gaffe, tente l'aventure du grand écran, à partir de mercredi en salles, avec la première adaptation autorisée de ses aventures loufoques.

En 1981, un long métrage s'était inspiré du héros créé en 1957 par André Franquin, mais le dessinateur belge décédé en 1997 n'avait pas donné son aval, refusant l'utilisation des noms des personnages, mais autorisant les gags cultes.

Réalisé par Paul Boujenah, "Fais gaffe à la gaffe !" réunissait Daniel Prévost et Marie-Anne Chazel sur des dialogues de Francis Lax.

Cette fois-ci, les ayant-droits de Franquin ont donné carte blanche à Pierre-François Martin-Laval, l'un des fondateurs de la troupe des Robins des Bois et déjà spécialiste de l'adaptation de bandes dessinées, puisque, sur ses quatre longs métrages à ce jour, deux trouvent leur source dans l'univers de la BD.

Il est en effet le réalisateur de la saga des "Profs", inspirée d'une BD de Pica et Erroc, véritable carton au box office (près de 4 millions d'entrées pour "Les Profs", sorti en 2013, et 3,5 millions pour "Les Profs 2" en 2015).

Alors que deux récents longs métrages sur Spirou ont déçu, cette première adaptation des aventures de Gaston Lagaffe est portée par la performance du jeune acteur Théo Fernandez, 19 ans, révélé dans la saga des Tuche et qui campe idéalement le héros indolent de Franquin.

- "Fan du personnage" -

Le comédien a été recruté par hasard lors d'un casting chez UGC, qui coproduit et distribue le film : venu pour un tout autre projet de long métrage, Théo Fernandez s'est réellement endormi dans la salle d'attente de la compagnie de cinéma, manquant son tour. Une situation exemplaire de l’esprit de Gaston Lagaffe.

Pull vert à col roulé trop petit, jean trop court, espadrilles bleues sur chaussettes rouges, ce premier Gaston Lagaffe au cinéma joue sur une ressemblance physique frappante avec le héros de la BD, apportant une vraie légitimité à cette adaptation fidèle signée Martin-Laval, aussi bien dans la réalisation que le rendu à l'écran des plus célèbres gags du héros. Petits et grands y trouveront leur compte pour une fois dans ce genre cinématographique particulier.

"Quand j'ai fait +Profs+, j'ai été vexé qu'on dise que ça ne pouvait plaire qu'aux ados. Je n'en suis plus un, même si sans doute j'en suis toujours un dans ma tête. Avec Gaston Lagaffe, j’ai voulu un film familial capable de faire rire autant mes filles que moi", confie à l’AFP Pierre-François Martin-Laval.

"Souvent, on me disait qu'il y avait du Gaston Lagaffe dans ce que je faisais. Le secret pour adapter une BD, c'est d'être fan du personnage. Sinon, autant faire une création."

Pierre-François Martin-Laval s'est déjà attelé à un prochain film, loin de son registre habituel : un biopic sur Fahim, le jeune immigré du Bangladesh devenu champion d'échecs. Gérard Depardieu sera au casting.

A l’occasion de la sortie de "Gaston Lagaffe", la Cité des sciences et de l'industrie propose jusqu’au 22 avril une exposition sur les inventions cultes du héros, dont son célèbre taxi à damier équipé d'une éolienne et son mythique "gaffophone".

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