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La soliste Ophélie Gaillard se fait voler un violoncelle à plus d'un million d'euros

La soliste Ophélie Gaillard se fait voler un violoncelle à plus d'un million d'euros
Une violoncelliste professionnelle a porté plainte pour le vol en Seine-Saint-Denis de son instrument estimé à plus d'un million d'eurosFRANK PERRY
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Figure du violoncelle français, la soliste Ophélie Gaillard s'est fait voler en région parisienne un instrument du XVIIIe siècle estimé à plus d'un million d'euros et nécessitant un "circuit spécial" pour être écoulé, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Dans sa plainte, Ophélie Gaillard a déclaré qu'un individu armé d'un couteau l'avait menacée jeudi soir à la sortie de son domicile de Pantin (Seine-Saint-Denis) pour emporter son téléphone portable et l'étui contenant son violoncelle avant de prendre la fuite à pied, a indiqué une source policière.

La Brigade de répression du banditisme a été saisie.

Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il pouvait s'agir d'une "commande", selon une source proche de l'enquête à l'AFP.

"Ce n'est pas un instrument qui se vend chez le receleur du coin. Il faut forcément un circuit spécial", a-t-on ajouté de même source.

Le violoncelle a été fabriqué en 1737 à Udine (Italie) par le luthier Francesco Goffriller. Prêté à l'artiste par la banque CIC, il est estimé à près de 1,3 million d'euros.

L'étui contenait également son archet personnel signé par Jean-Marie Persoit "vers 1825 à Paris", a précisé à l'AFP une porte-parole d'Ophélie Gaillard, révélation soliste instrumental aux Victoires de la musique classique en 2003.

"A L'AIDE!!! On m'a volé ce soir mon violoncelle (...) et mon archet personnel", a écrit la soliste sur sa page Facebook dans un message accompagné de photos de l'instrument, en demandant de "faire suivre ces informations le plus vite et le plus largement possible".

La banque CIC avait réalisé pour elle sa première acquisition d'instrument, une forme de mécénat culturel permettant aux virtuoses de la musique classique de se faire prêter des pièces rares qui peuvent valoir plusieurs millions d'euros.

"C'était devenu essentiel pour moi: quand on travaille avec de grands orchestres, il est important de pouvoir jouer un instrument offrant de belles qualités de son et de puissance", avait témoigné Ophélie Gaillard auprès de l'AFP en 2006.

"Mon violoncelle, qui n'avait pas été joué depuis des années, s'est bonifié en quelques mois. Reléguer ces instruments dans les placards des collectionneurs est contraire à leur nature", avait-elle ajouté.

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