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All Rights pointe le retard incroyable dans la gestion des technologies par le politique

(Belga) Un millier de personnes ont assisté samedi à la première édition d'"All Rights", un événement traitant de l'avenir des droits humains organisé à l'initiative des sections francophone et néerlandophone d'Amnesty International sur le site de l'UCL (Université catholique de Louvain) à Woluwe-Saint-Lambert.

Parmi les personnalités présentes pour débattre de la question figuraient des scientifiques comme le climatologue Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), mais aussi des spécialistes des domaines socio-économiques comme Olivier De Schutter, professeur de droit international et membre du Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies. Les sujets évoqués ont touché aux dangers potentiels du Big Data, au pouvoir des géants du web, à l'utilisation des technologies par les Etats , aux changements climatiques, aux inégalités ou encore aux nouvelles formes de participation citoyenne. "On est confronté à un flux de recul avec des remises en question de traités internationaux comme l'article 3 de la Convention européenne des Droits de l'Homme qui bannit la torture", a résumé Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International à l'issue des débats. "Parallèlement, il y a un retard incroyable dans la gestion des technologies par le politique. On n'a même pas le début d'un débat alors que ces technologies sont déjà présentes. On veut faire des smart cities, mais des choses sont en train de s'installer et le monde politique n'est absolument pas prêt. (...) Il faut qu'il y ait dans la population une interrogation sur base des droits humains de toute innovation qui va arriver", a-t-il insisté. Il remarque en outre que les entreprises qui mettent au point ces technologies sont privées et que les balises légales sont inexistantes. En exemple, il note que la police avait obtenu, dans le cadre des modifications légales pour lutter contre le terrorisme, un accès aux métadonnées des relevés des appels et que seul le travail des ONG a permis de le conditionner. (Belga)

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