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Après des manifestations, le Kremlin assure ne pas vouloir "couper" Internet

Après des manifestations, le Kremlin assure ne pas vouloir
Des manifestants protestent à Moscou le 10 mars contre un projet de loi visant à limiter l'accès à internet.Alexander NEMENOV
Internet, Russie

Le Kremlin a défendu lundi une proposition de loi pour un "internet souverain", en assurant ne pas vouloir "couper" le web russe, mais le protéger d'attaques extérieures, au lendemain de manifestations de protestation ayant rassemblé des milliers de personnes.

Au nom de la lutte pour la sécurité informatique, ce texte, en deuxième lecture au Parlement, prévoit d'empêcher les sites russes de fonctionner grâce à des serveurs étrangers.

"Tous sont pour la liberté sur Internet: les auteurs de la loi, l'administration présidentielle et le gouvernement", a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov lors d'un point de presse.

"Personne ne soutient l'idée de couper Internet ou de limiter les possibilités de travailler sur le web", a-t-il poursuivi.

Dimanche, des milliers de personnes ont manifesté en Russie contre un projet de loi, actuellement en deuxième lecture au parlement, qu'ils accusent de "censure" et de tentative d'"isoler" le pays du reste du monde.

A Moscou, une manifestation autorisée a rassemblé 15.000 personnes selon ses organisateurs.

Ceux qui manifestent "ne craignent pas d'être coupés d'Internet sur la décision de quelqu'un de l'autre côté de l'Atlantique", a ironisé lundi M. Peskov en faisant référence aux serveurs américains.

"Mais ils ont tort (...), car c'est exactement ce qu'ils devraient craindre, alors que les mesures que prend le pouvoir visent justement à s'assurer que nos citoyens ne subissent pas des coupures de la sorte", a-t-il ajouté.

La nouvelle loi "vise à garantir la survie d'Internet en cas d'éventuelles cyberactions agressives contre notre pays", a assuré le porte-parole de Vladimir Poutine.

Cette proposition a été critiquée comme une tentative de contrôler les contenus, voire d'isoler progressivement l'internet russe dans un contexte de pression croissante des autorités sur les libertés en ligne.

Des parlementaires russes ont aussi envisagé d'interdire les réseaux VPN, qui permettent d'accéder à ces sites non-autorisés.

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