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Cyberviolences: le numéro vert Net écoute devient le 3018

Cyberviolences: le numéro vert Net écoute devient le 3018
Selon un sondage Opinionway de 2018, à 12 ans, un enfant sur trois a déjà été exposé à du contenu pornographique en ligne et un adolescent sur dix déclare avoir déjà été victime de violences en ligneValery HACHE
 
 

Quatre chiffres pour "plus d'efficacité": le numéro vert Net écoute devient à partir de mardi le 3018, une plateforme pour "prévenir et intervenir" contre les violences numériques subies par les enfants et les adolescents, en forte augmentation depuis la crise sanitaire.

Cyberharcèlement, "revenge porn", chantage à la webcam, usurpation d'identité, surexposition aux écrans, aux jeux vidéo: ce nouveau numéro, qui remplace le 0800 200 000, a vocation à devenir "la ligne nationale d'assistance pour tous les enjeux de protection des mineurs sur internet comme la lutte contre les violences numériques et l'aide à la parentalité numérique", a présenté à l'AFP le secrétaire d'Etat chargé de l'Enfance Adrien Taquet, constatant une "recrudescence d'actes préoccupants".

Cette ligne confidentielle et gratuite, gérée depuis 2009 par l'association e-Enfance, est accessible par téléphone 6 jours sur 7, de 09H00 à 20H00, mais également sur 3018.fr par Tchat en direct, via Messenger et WhatsApp.

Le 3018 représentera un "point d'entrée unique pour toute question ou problème concernant la dimension numérique de la vie des enfants et des adolescents", a déclaré Justine Atlan, directrice générale de e-Enfance, plaidant pour "plus de simplicité, de lisibilité et d'efficacité".

Depuis le début de la crise sanitaire, qui a entraîné plusieurs périodes de confinement et de fermeture des établissements scolaires, les appels reçus sur Net écoute ont "quasiment doublé et les cas de cyberharcèlement ont augmenté de 57% en 2020", a fait valoir Mme Atlan.

L'équipe des écoutants, composée de psychologues, juristes et spécialistes des outils numériques, est formée à la protection des mineurs sur Internet et à l'accompagnement des parents. Ils accompagnent également les victimes et peuvent déclencher des procédures de signalement accélérées auprès des réseaux sociaux.

Selon un sondage Opinionway de 2018, à 12 ans, un enfant sur trois a déjà été exposé à du contenu pornographique en ligne et un adolescent sur dix déclare avoir déjà été victime de violences en ligne.

La crise a des "impacts lourds sur les enfants et les parents", a souligné M. Taquet, évoquant des problèmes de précarisation des familles, d'isolement et de sédentarité des enfants et une explosion du temps devant les écrans.

"Cette surexposition peut avoir des conséquences importantes, notamment de cyberharcèlement ou d'exposition à des contenus violents, voire illicites. Ces cyberviolences n'ont de cyber que le nom. Elles ont des conséquences bien réelles, au-delà de la sphère numérique", a-t-il ajouté.

Pendant le premier confinement, on estime que 93% des enfants et adolescents ont dépassé la recommandation de moins de 2 heures d'utilisation d'écrans par jour.




 

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