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Dragonball FighterZ: le retour de San Goku sur les consoles de jeu vidéo est-il gagnant ?

Dragonball FighterZ: le retour de San Goku sur les consoles de jeu vidéo est-il gagnant ?

Manga culte et série vedette du Club Dorothée, "Dragon Ball" fait son retour en jeu vidéo avec un nouveau volet où le joueur a l'impression d'être aux commandes du dessin animé.

Son Goku, Vegeta, Cell... Autant de noms qui résonnent dans les mémoires de fans de "Dragon Ball" et qui n'avaient jusqu'ici - sauf rares exceptions - guère excellé lorsqu'il s'agissait de jeux vidéo.

Ce qui est important quand on crée, c'est de réussir à plaire aux fans historiques comme aux nouveaux venus

Avec "FighterZ", les développeurs d'Arc System Works semblent avoir trouvé la recette miracle, capable de séduire un large public.

"Ce qui est important quand on crée, c'est de réussir à plaire aux fans historiques comme aux nouveaux venus. C'est pour cela que nous avons sélectionné des personnages des premiers temps de la série et des plus récents", a expliqué à l'AFP Tomoko Hiroki, productrice du jeu.

Des combats en 2D

L'essence même du jeu, ce sont les combats en deux dimensions dans un espace très restreint, identiques aux écrans d'un Street Fighter II de l'époque. C'est un choix un peu difficile à comprendre car par définition, les combats du manga se déroulaient la plupart du temps sur des zones ouvertes, des prairies, des îles voire des planètes entières.

Dès lors, vos 'kaméhaméhas' sont réalisés à 1 ou 2 mètre de l'adversaire, ce qui gâche un peu le plaisir de voir un magnifique rayon bleu traversant les plaines.

Les combats font s'affronter deux équipes (de trois membres maximum) et il est possible de changer de belligérant à tout moment, ce qui permet d'introduire un soupçon de stratégie en fonction des caractéristiques de chacun.

La grande force des combats, c'est un dynamisme à toute épreuve, là où les nombreux opus précédents, dans des espaces plus ouverts, trainaient parfois un peu, les temps que les personnages en viennent aux mains... Dans DB Fighter Z, tout va très vite. Les batailles sont spectaculaires: au sol ou dans les airs, les coups s'enchaînent à vive allure mais l'action reste toujours lisible et fluide. Et, si la prise en main est immédiate, ce jeu demande tout de même plusieurs heures de pratique avant de parvenir à en saisir toutes les subtilités.

Une partie 'histoire' un peu alambiquée

Une partie scénarisée donne la possibilité de suivre les héros dans leur lutte contre un nouvel ennemi mais son écriture n'est guère convaincante et les plus persévérants n'en viendront à bout que pour débloquer un personnage inédit.

En réalité, San Goku est habité par une nouvelle "âme" (vous), ce qui permet de ne plus subir les "ondes" qui paralysent les pouvoirs du héro légendaire et de ses amis. Des amis qu'on retrouve au fil des missions, mais celles-ci sont un peu complexes, avec un genre de jeu de plateau, des tutoriels, des combats un peu trop faciles, des cinématiques un peu tordues alliant héroïsme et humour.

En ligne surtout...

Grande tendance du moment, l'e-sport verra-t-il naître des tournois de FighterZ, alors que ce titre semble s'y prêter? "Depuis le début du développement, nous avons eu l'e-sport en tête. Mais nous nous attachons aujourd'hui à peaufiner le jeu (...) et ce sera aux joueurs de décider s'il a un avenir dans cette discipline", a relevé Mme Hiroki.

Dès le lancement du jeu, la console vous invite à opter pour un compte Xbox Live payant (si ce n'est pas déjà le cas) pour le multijoueur en ligne, preuve que tout est là. Les modes de jeu mis en avant sont ceux vous faisant jouer contre d'autres adversaires, pas le mode histoire dont on comprend mieux la relative pauvreté.

Fighter Z, beau comme un dessin animé en HD, s'adresse donc avant tout aux jeunes générations qui auront le temps de maîtriser les complexes techniques de combat pour ne pas se faire ridiculiser en ligne. Les "anciens", qui ont connu les débuts du manga dans le Club Dorothée, devront faire des efforts pour ne pas être largués...

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