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Microsoft: le "cloud" toujours moteur mais lourde charge fiscale au 2T

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Le logo Microsoft à Washington le 29 novembre 2017Jason Redmond
INFORMATIQUE

Le groupe informatique Microsoft a une nouvelle fois vu ses résultats tirés par le "cloud" mais a subi une lourde perte au deuxième trimestre en raison d'une énorme charge fiscale de 13,8 milliards de dollars due à la réforme américaine des impôts.

Selon les chiffres publiés mercredi, la perte nette s'élève à 6,3 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de son exercice décalé. Toutefois, si l'on ne tient pas compte de la charge exceptionnelle de près de 14 milliards passée sur ce trimestre, le groupe aurait dégagé un bénéfice de 7,5 milliards, précise-t-il.

La réforme fiscale votée aux Etats-Unis en décembre a pour effet immédiat de modifier la comptabilité des entreprises américaines.

Sans cet élément exceptionnel, le bénéfice par action, référence en Amérique du Nord, ressort à 96 cents, largement au-dessus des 86 cents attendus en moyenne par les analystes.

Le chiffre d'affaires a crû de 12% à 28,9 milliards de dollars, au-dessus des attentes moyennes, qui tablaient sur 28,4 milliards.

Une nouvelle fois, c'est le "cloud" (informatique dématérialisée) qui a été moteur du groupe, avec un chiffre d'affaires de 7,8 milliards de dollars (+14,7%), plus qu'attendu par les marchés. La plateforme Azure, à destination des entreprises, a confirmé sa bonne santé, avec un c.a. en hausse de 98%.

Arrivé aux manettes début 2014, le patron du groupe Satya Nadella a choisi de recentrer Microsoft sur le "cloud", marché porteur, après avoir raté le virage du mobile et alors que le marché du PC décline.

Ces performances confirment la solide place de Microsoft comme numéro deux mondial dans le "cloud" derrière Amazon, qui doit publier ses résultats annuels jeudi.

Géographiquement, les Etats-Unis, l'Europe de ouest et la France ont "fait mieux que prévu grâce au +cloud+", a précisé la directrice financière Amy Hood lors d'une conférence téléphonique avec des analystes.

Le réseau professionnel LinkedIn racheté fin 2016 a apporté 1,3 milliard de chiffre d'affaires au groupe.

"Nos investissements dans les objets connectés, les données, et l'intelligence artificielle dans le +cloud+ (...) vont nous permettre d'accélérer encore notre croissance", a commenté Satya Nadella, cité dans le communiqué de résultats.

Le segment "informatique personnelle", qui comprend le système d'exploitation Windows, la console de jeu Xbox ou encore les Surface (intermédiaires entre la tablette et le PC portable), a dégagé un chiffre d'affaires de 12,2 milliards (+2,5%).

Vers 02H00 GMT (jeudi), l'action était quasi stable (+0,12%), à 95,12 dollars dans les échanges électroniques suivant la clôture de Wall Street.

Le groupe évalue à 16% (plus ou moins deux points) son taux effectif d'imposition au deuxième semestre. Pour l'exercice entier, il anticipe un taux "légèrement inférieur" à 21%, nouveau taux d'imposition des sociétés américaines, abaissé par la réforme fiscale votée avant Noël.

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