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Taxe Gafa: la menace de représailles sur le vin français "s'éloigne", assure Le Maire

Taxe Gafa: la menace de représailles sur le vin français
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Elysée, le 21 août 2019ludovic MARIN
Internet, INFORMATIQUE

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a estimé mardi que la menace de représailles américaines sur les exportations de vin français "s'éloignait" après l'accord trouvé lors du sommet du G7 à Biarritz sur la taxation des géants du numérique

"Avant Biarritz, la menace était réelle, c'est-à-dire que nous étions à deux doigts d'avoir une taxation sur les vins français", a déclaré le ministre, interrogé sur LCI sur les termes de l'accord trouvé lundi dans la cité balnéaire française.

"Après Biarritz, la menace s'éloigne. Elle n'est pas définitivement écartée, mais elle s'éloigne. Et elle va dépendre évidemment du travail que nous allons faire dès les jours qui viennent avec mon homologue américain", a ajouté le ministre.

Le président Emmanuel Macron a annoncé lundi qu'un accord avait été trouvé avec son homologue Donald Trump sur la taxation des "Gafa" (acronyme désignant les géants Google, Amazon, Facebook et Apple), au coeur d'un bras de fer entre Paris et Washington.

Avec cet accord, "on a pacifié les choses", a assuré le chef de l'Etat lundi soir sur France 2, estimant que les menaces de représailles n'étaient "plus à l'ordre du jour". "Maintenant il faut qu'on arrive à trouver cet accord sur une taxation internationale", a-t-il ajouté.

En vertu du compromis élaboré par Paris et Washington, la France s'est engagée à abandonner sa taxe, qui entre en vigueur cette année, dès qu'une solution internationale aura été trouvée sous l'égide de l'OCDE.

"Nous n'attendrons pas la ratification par l'ensemble des Etats membres de l'OCDE: nous substituerons la taxe internationale à la taxe nationale dès qu'elle sera adoptée par l'OCDE", a assuré Bruno Le Maire, disant espérer une adoption au printemps 2020.

"Si jamais les entreprises qui ont payé la taxe nationale ont trop payé par rapport à la taxe internationale, et bien elles bénéficieront d'un crédit (d'impôt) du montant de ce trop payé", a par ailleurs souligné M. Le Maire.

Définitivement adoptée le 11 juillet, la "taxe Gafa", qui entre en vigueur en France cette année, a provoqué de vives réactions côté américain. Un conseiller de Donald Trump a parlé de "grosse erreur", tandis que M. Trump a évoqué une taxe de 100% sur le vin français en représailles.

Interrogé à la fin du G7 sur le fait de savoir si les Etats-Unis allaient renoncer à ces représailles, Donald Trump est resté évasif, se contentant de déclarer que son épouse, Melania Trump, aimait "le vin français".

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