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Uber met un pied sur le marché japonais des taxis

Uber met un pied sur le marché japonais des taxis
Uber avait échoué à s'imposer dans l'archipel du fait d'une législation très stricteSAM YEH
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Le groupe américain Uber a annoncé jeudi la signature d'un accord avec une compagnie de taxis japonaise, qui lui offre le premier réel accès à un marché dont il a pour l'instant été largement exclu.

La compagnie de voitures avec chauffeurs, qui a échoué à s'imposer dans l'archipel du fait d'une législation très stricte interdisant toute opération sans licence de taxi, a récemment décidé de changer de stratégie en s'alliant avec des opérateurs locaux.

Mais jusqu'à présent, Uber n'avait pas réussi à décrocher de partenariat majeur, annonçant simplement en mai un projet pilote sur l'île d'Awaji, dans l'ouest du pays.

Cette fois il s'associe avec Fuji Taxi, société fondée en 1957 et basée à Nagoya (centre), troisième plus grande ville du Japon. Les habitants et touristes peuvent dès maintenant utiliser l'application Uber pour une flotte de quelque 300 véhicules.

Un responsable du géant américain, Tom White, a salué dans un communiqué cet accord dans un "important" marché des taxis, qui pèse quelque 13 milliards d'euros, en espérant "étendre ce type de services à d'autres villes".

Il s'est dit ravi d'introduire au Japon, où très peu de courses sont réservées via des applications car il est très facile de héler un taxi, "une technologie permettant d'avoir une estimation du coût, de payer électroniquement et de partager les données GPS des utilisateurs et conducteurs".

Avant cet accord, la présence d'Uber dans l'archipel était limitée à son offre de livraison de repas UberEATS et au service haut de gamme de réservation de voitures UberBLACK.

Uber a changé de cap au Japon sous l'impulsion de son nouveau PDG, Dara Khosrowshahi. Depuis son arrivée il y a un an, il s'attache à redorer l'image d'un groupe à la réputation ternie par divers scandales hérités de son prédécesseur, le fondateur d'Uber, Travis Kalanick.

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