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Une nouvelle version de l'application de traçage StopCovid lancée le 22 octobre

Une nouvelle version de l'application de traçage StopCovid lancée le 22 octobre
Première version de l'application StopCovid en mai 2020JOEL SAGET
 
 

Une nouvelle version de StopCovid, l'application française de traçage des malades du coronavirus, sera lancée le 22 octobre, après l'échec relatif de sa première mouture, a annoncé lundi le Premier ministre Jean Castex sur Franceinfo.

StopCovid, sous sa forme actuelle, a été installée plus de 2,6 millions de fois depuis début juin, soit bien moins que les applications britanniques et allemandes, téléchargées respectivement 16 et 18 millions de fois. Selon des chiffres gouvernementaux la semaine passée, seulement 7.969 personnes s'y sont déclarées comme étant positives, et 472 notifications ont été envoyées à de potentiels cas contacts.

Le Premier ministre lui-même avait admis sur un plateau de télévision fin septembre ne pas avoir téléchargé l'application, plaidant a posteriori "l'honnêteté".

"J'ai pris un portable sécurisé, donc je n'ai pas téléchargé téléCovid (sic)", a-t-il déclaré lundi, reconnaissant que l'application n'avait "pas eu les effets escomptés".

"Le gouvernement, le président de la République, ont demandé à travailler sur une nouvelle version qui sera officiellement lancée le 22 octobre et donc à ce moment-là je la téléchargerai", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat chargé du numérique Cédric O avait admis la semaine passée devant le Sénat que l'application marchait "mal".

"Si nous voulons relancer l'application, nous avons besoin de trouver des relais et des alliés. (...) Si les professions médicales estiment que c'est utile, alors elles doivent le dire", avait-il insisté, notant "le manque de confiance" dont souffre la parole politique.

Une nouvelle société doit remplacer fin octobre le français CapGemini qui travaillait jusqu'alors gratuitement comme chef de projet. Elle sera désignée via une procédure d'appel d'offres, et le plafond mensuel de dépenses lié à l'application augmentera, de 100.000 euros aujourd'hui à "probablement autour de 200.000 euros", a indiqué Cédric O.

Parmi les évolutions à venir, une réflexion est en cours sur un changement de nom de l'application. "Si on veut marquer une différence et une relance, c'est une possibilité", indique l'entourage du secrétaire d'Etat chargé du numérique.

L'objectif est de rendre l'application "plus interactive", notamment avec l'envoi de "notifications" d'information sur la pandémie, insiste la même source.




 

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