Villages et villes peuvent désormais s'inscrire pour des hotspots wifi "gratuits"

Villages et villes peuvent désormais s'inscrire pour des hotspots wifi
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(Belga) Les villages et villes de toute l'Union européenne peuvent s'inscrire dès ce mardi pour obtenir un hotspot gratuit, financé par l'Union européenne. Le but est que les citoyens dans des petits villages, où la 4G n'est pas une évidence, puissent avoir accès à internet. Le projet "WiFi4EU" coûtera 120 millions d'euros à l'Union européenne, a indiqué mardi la commissaire pour l'Agenda numérique Mariya Gabriel.

L'initiative WiFi4EU est un cheval de bataille du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Le Luxembourgeois avait mis ce plan sur la table durant son discours sur l'état de l'Union en septembre 2016. Le Parlement européen l'a approuvé l'automne dernier. Le projet vise à installer quelque 6.000 hotspots wifi à travers toute l'Union européenne, avec un "internet gratuit de qualité" dans des endroits publics comme des bibliothèques, des parcs ou des gares, a expliqué Mme Gabriel mardi. Les communes, ou groupes de communes, peuvent s'enregistrer dès ce mardi via www.wifi4eu.eu, tandis que l'appel sera lancé véritablement le 15 mai. Les Etats membres doivent maintenir les hotspots au moins trois ans, et les frais d'entretien sont à leur charge. Mille communes seront choisies dans un premier temps, sur la base "première arrivée, première servie". Elles recevront chacune un bon de 15.000 euros, avec lequel elles pourront choisir et payer un installateur. Pour éviter que quelques Etats membres ne raflent tous les bons, chaque Etat participant ayant au moins quinze candidats recevra quinze bons. Mariya Gabriel parle d'une "initiative qui donnera un accès gratuit à internet à des milliers d'Européens et incitera les communautés locales à amener de la connectivité à leurs habitants", mais les sceptiques sont moins enthousiastes. Ils estiment que ces 120 millions d'euros sont jetés par la fenêtre et feraient mieux d'être investis dans la 5G. La commissaire européenne dément: "il y a en effet des territoires où la connectivité est déjà bien développée, mais dans certaines régions ce n'est pas si facile. Il y a de grandes différences entre les villes et les communes rurales, et nous voulons permettre les personnes habitant ces régions-là de profiter d'une connexion internet de qualité. Nous n'allons pas couvrir des zones déjà couvertes", a-t-elle promis. (Belga)

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