"A peine 25-30%" des filles sont vaccinées contre le papillomavirus en Wallonie et à Bruxelles: pourquoi ?

Le papillomavirus humain (HPV) peut toucher 80 % d'entre vous qui êtes sexuellement actifs au moins une fois dans votre vie. Ce dimanche, c’est la journée internationale de sensibilisation au HPV.

Ce virus est à l'origine de verrues génitales, de lésions mais aussi de cancers, et notamment du col de l'utérus. En Belgique, un cancer du col de l'utérus est diagnostiqué chez près de 700 femmes par an et provoque près de 190 décès.

Le HPV peut être dépisté et soigné grâce à des contrôles réguliers. Une autre solution, c'est la vaccination, recommandée pour les jeunes filles de 10 à 13 ans, avant l'âge des premières relations sexuelles.


"Seules 25 à 30% des filles sont vaccinées en Wallonie et à Bruxelles" 

Qu'en est-il, en Belgique ? "On connaît une situation assez optimale au nord de la Belgique, mais une situation tout à fait suboptimale en région Wallonie-Bruxelles. Pourquoi ? On a décidé au niveau belge de proposer cette vaccination aux jeunes filles en première année d’école secondaire et la méthode de proposition nécessite des accords multiples de la part des parents et cela amène au final une vaccination que chez 25 à 30% de nos filles", regrette Frédéric Kridelka, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Liège.

"La vaccination HPV est efficace à la seule et unique condition que la couverture de la population soit optimale, plus de 80%. Et qu’il y a ait malgré tout encore après vaccination une prévention secondaire", souligne le gynécologue.

Par ailleurs, vacciner les hommes, qui peuvent également contracter le virus, les prémunirait contre les maladies associées au HPV comme les cancers du pénis, de l'anus, de la bouche et de la gorge, en forte augmentation ces dernières années.

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