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Dans cet hôpital bruxellois, des ateliers préparent les enfants à accueillir un bébé prématuré

 
 

A l'hôpital Delta à Auderghem en Région bruxelloise, des "ateliers" très spéciaux ont été mis en place. Ils sont proposés aux enfants dont le frère ou la soeur est prématuré, et doit séjourné en couveuse. Comment dissiper leurs angoisses et gérer leurs émotions ? A quoi faut-il faire attention quand on s'en approche ? C'est le but de ces ateliers: préparer les enfants à accueillir leur soeur ou frère prématuré.

Dans ce service de l'hôpital Delta à Auderghem, on s'occupe de la néonatalité et des bébés prématurés. Enfin plutôt, on y prépare, lors d'ateliers pédagogiques, les enfants à accueillir leur petite soeur ou petit frère né prématurément. 

Léopold, 3 ans et demi, assiste à l'un de ces ateliers. Il vient d'avoir une petite soeur qui se trouve en couveuse. Cet atelier pédagogique apprend notamment aux enfants à exprimer leurs émotions face à cette soeur ou ce frère prématuré.

Ludique

Et grâce à des paillettes, les soignants apprennent aux enfants à bien se laver les mains pour protéger les prématurés. Bénédicte Michel, néonatologue, explique pourquoi c'est important: "Les prématurés sont très sensibles aux infections, donc on sensibilise déjà les frères et soeurs. On leur dit qu'avant de toucher leur petit frère ou petite soeur, c'est important de se laver les mains. C'est la version ludique où les paillettes symbolisent les microbes".

Des parents qui ne savent pas ce qu'ils peuvent dire et ce qu'ils ne peuvent pas dévoiler

Les enfants se retrouvent ensuite devant la couveuse avec ses fils, ses tubes, et à l'intérieur... un bébé en plastique. Cette mise en scène va les préparer à accueillir leur vrai petit frère ou petite soeur. Si cela semble impressionnant, ça l'est surtout pour les parents, explique une soignante: "Tout est impressionnant, mais c'est plus aux yeux des parents finalement. Nous ce qu'on rencontre, c'est des parents qui ne savent pas ce qu'ils peuvent dire et ce qu'ils ne peuvent pas dévoiler. Ils sont souvent dans l'appréhension, la première rencontre, et se demandent comment les grandes soeurs et petits frères vont réagir. Ce qu'on constate c'est qu'eux ne voient que le petit bébé" et ne remarquent pas la couveuse, explique Morgane Toutain, infirmière.

A la fin, Leopold, Charline, et les autres, reçoivent un badge et un diplôme de la meilleure grande soeur ou du meilleur grand frère. Des psychologues sont aussi présents pour pouvoir répondre à des détresses éventuelles. 

Note de la rédaction: ce reportage a été tourné avant les nouvelles mesures covid.


 




 

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