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Des chercheurs de cliniques universitaires Saint-Luc sont parvenus à freiner le glioblastome, une tumeur au cerveau très agressive

Des chercheurs de cliniques universitaires Saint-Luc sont parvenus à freiner le glioblastome, une tumeur au cerveau très agressive

Une équipe des Cliniques Universitaires Saint-Luc est parvenue à freiner le glioblastome, tumeur au cerveau très agressive et incurable. Cette prouesse donne l'espoir d'une espérance de vie plus longue pour les patients.

Quand les symptômes apparaissent, maux de tête, troubles du langage, faiblesse d’un membre… le délai de survie est de 6 mois. Aujourd’hui, on ne guérit pas du glioblastome. Aux cliniques universitaires de Saint-Luc, le Professeur Raftopoulos et son équipe parviennent cependant à repousser l’issue fatale avec des résultats encourageants.

"Grâce à des techniques de chirurgie radiothérapie et chimiothérapie, on peut proposer aux patients ce qu'on appelle des longues survies, des survies au-delà de 36 mois avec des patients qui ont même parfois des survies extrêmement longues, de 5 ans et plus", a indiqué Christian Raftopoulos, neurochirurgien.

Lorsque le chirurgien s’installe pour l'opération, le crâne du patient a déjà été ouvert par ses assistants. Le cerveau est partiellement à nu. Grâce à des capteurs placés sur la tête, l’image est reproduite en trois dimensions. C’est ce qu’on appelle la neuronavigation. Une sorte de GPS du cerveau. Le chirurgien n’a plus qu’à se laisser guider jusqu’à la tumeur. "La neuronavigation, cela a permis aux mauvais chirurgiens d'être moins mauvais et aux bons chirurgiens d'être meilleurs", a précisé Christian Raftopoulos.


"Il faut aller très vite"

L’opération va durer 5 à 6 heures. L’objectif est de retirer la totalité ou la quasi-totalité de la tumeur. Seule solution pour sortir le patient du statut de condamné à celui de survivant à long terme. "Il faut aller très vite. Une chirurgie qui a besoin d'une expertise, et donc d'une vitesse. et vous devez vous arrêtez aux voies et au cortex primaires pour ne pas avoir des séquelles inacceptables", a précisé le neurochirurgien.

S’aventurer dans cet organe si complexe, mystérieux et prodigieux s’apparente à un voyage à la découverte de milliards de neurones et connexions. "Ce qui est très agréable, c'est que c'est beau. C'est comme si vous connaissiez Venise à fond et que vous vous promeniez dans Venise. Mais ici il y a un but qui n'est pas un but touristique, c'est d'essayer de permettre à quelqu'un d'être heureux après l'intervention", a conclu Christian Raftopoulos.

11% des malades du Glioblastome vont gagner au moins 3 années de vie. Pour les patients des salles 19 et 20 du bloc opératoire des cliniques Saint-Luc, c’était presque inespéré.

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