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Des milliers de Belges atteints d'urticaire chronique redoutent l'été: "De nombreuses personnes pensent encore qu'aucun traitement n'est disponible"

Des milliers de Belges atteints d'urticaire chronique redoutent l'été:

Quelque 50.000 Belges atteints d'urticaire chronique voient arriver l'été avec crainte.

Si la saison rime pour beaucoup avec barbecues et terrasses entre amis, la chaleur et l'exposition de la peau au soleil peuvent se révéler problématiques pour les personnes touchées par cette maladie. Pourtant, la forme chronique de l'urticaire reste encore largement méconnue de la population: 40% des Belges ne soupçonnent pas son existence, ressort-il d'une étude Ivox présentée mercredi pour le lancement d'une campagne de sensibilisation sur l'urticaire.

L'urticaire est une maladie inflammatoire de la peau qui n'est pas contagieuse, contrairement à ce que pensent 18% des 1.000 personnes interrogées en mai dans le cadre du sondage "Les Belges et l'urticaire". Dans sa forme chronique, elle touche principalement les femmes âgées de 20 à 40 ans.


De nombreuses personnes pensent encore qu'aucun traitement n'est disponible

Il s'agit d'une maladie du mastocyte, une cellule composante du sang, dont la cause reste indéterminée et qui ne se guérit pas mais se soigne bien. Les poussées d'urticaire se manifestent par l'apparition de plaques rouges qui se déplacent partout sur le corps, des jambes au visage en passant par le dos. Ces plaques provoquent des démangeaisons et, parfois, des gonflements. Outre l'aspect peu esthétique, elles génèrent également du stress de par leur imprévisibilité et perturbent le sommeil.

"De nombreuses personnes pensent encore qu'aucun traitement n'est disponible car c'est ce que leur avait dit leur médecin il y a 25 ans", pointe Bernadette Blouard, dermatologue. "Aujourd'hui, des solutions existent. Les symptômes se traitent efficacement avec des anti-histaminiques ou de l'omalizumab, pour les formes les plus sévères."

La campagne de sensibilisation "Don't Hide! ", lancée le premier jour de l'été et soutenue en ligne par 13 "influenceurs" dont Sandrine Corman, entend dès lors offrir un coup de projecteur sur cette maladie qui, dans sa forme aiguë (les crises d'urticaire non chronique), touche une personne sur cinq.

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