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Des patients testés positifs plusieurs semaines après avoir été malades: le nombre de nouveaux cas est-il faussé?

 
 

Il a été prouvé pour la première fois que bon nombre de personnes testées positives au Covid-19 cet été n'étaient plus contagieuses. Elles portaient toujours les traces d'une ancienne infection, mais sont pourtant encore enregistrées comme nouveaux cas et déclenchent encore une alerte pour le coronavirus, selon nos confrères du journal Het Laatste Nieuws.

Le virologue Yves Van Laethem a été questionné ce matin à ce sujet. Durant la conférence de presse du Centre de Crise, il a répondu aux inquiétudes. "Nous ne regardons pas qu'un seul paramètre, mais plusieurs autres paramètres", précise d'emblée le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus. "Par exemple, l'augmentation des syndromes respiratoires aigus ou l'absentéisme au travail. C'est par rapport à l'ensemble de ces paramètres que nous donnons des directions quant à la situation actuelle."

Le virologue insiste sur le fait que ce ne sont pas seulement les tests PCR, soit les tests permettant de déterminer la positivité au coronavirus, qui permettent d'obtenir des indications. "Ces tests sont excellents, extrêmement sensibles, et effectivement cela peut faire diagnostiquer positivement des personnes qui ont simplement le virus mort. En fonction de la manière dont les machines fonctionnent en laboratoire, on peut des semaines, voire des mois après la phase aigüe, détecter encore des déchets viraux."

Un phénomène accentué cet été

Le test doit donc être relativiser et envisager dans son contexte, conclut Yves Van Laethem. Le virologue confirme donc cette information relayée par Het Laatste Nieuws Aujourd'hui. Le journal mettait en lumière la sensibilité des tests PCR, qui peuvent détecter la présence du virus jusqu'à 83 jours après l'infection.

Selon le média, si cela ne concernait qu'une petite minorité du nombre total de tests positifs, l'impact serait faible. Cependant, il semblerait que cela concerne de très nombreux cas détectés l'été dernier. Le quotidien a pu consulter les résultats de l'un des plus grands laboratoires du pays, à Roulers, et a constaté qu'en juin, juillet et août, près de la moitié des cas positifs étaient en fait des personnes atteintes d'une ancienne infection. Le même schéma aurait été observé à Gand, à Bruges et dans quinze autres régions. Il n'y a qu'à Anvers qu'il y aurait en effet eu beaucoup de nouvelles infections.




 

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