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Géraldine, 37 ans, intolérante au lactose : "Un médecin m’a conseillé de retirer le lait de mon alimentation et ça a tout changé!"

Géraldine, 37 ans, intolérante au lactose :
Image d'illustration

Près d'un tiers de la population souffre d'une forme d'intolérance au lactose. C’est le cas de Géraldine, qui a été forcée d’enlever le lait de son alimentation depuis plusieurs années…

L’allergie ou l’intolérance au lactose se manifeste par des ballonnements ou des douleurs aux intestins. C’est le cas de près d’une tiers de la population mais il existe plusieurs degrés d'intolérance: les personnes qui ne produisent pas du tout de lactase et qui ne peuvent donc pas consommer de lait du tout. Et puis, il y a celles qui souffrent d'un déficit de production du lactase et qui ne peuvent en consommer qu'à petites doses.

Dans le cas de Géraldine, une Bruxelloise de 37 ans, tout s’est joué il y a à peu près 8 ans. Elle souffrait alors de ballonnements "vraiment très forts" et de "violentes crampes aux intestins". Elle devait généralement se précipiter aux toilettes en cas de crises de ce type. Elle a fait des prises de sang, mais cela n’a rien révélé. C’est en discutant avec un collègue médecin alors qu’elle travaillait comme déléguée médicale qu’elle a été mise sur la piste de l’intolérance au lactose. "Ce médecin m’a conseillé de retirer le lait de mon alimentation pour essayer et ça a changé tout", lance-t-elle.

Finalement, elle n’a pas passé les tests habituels pour être diagnostiquée. Ceux-ci se pratiquent à l’hôpital et prennent généralement une demi-journée.


Changer ses habitudes

Dans le cas de Géraldine, le changement d’alimentation a été flagrant… le changement d’habitudes aussi. "Au début, les courses durent facilement une demi-heure de plus et puis au fil du temps, on sait ce qu’on peut faire ou pas", explique-t-elle.

Comme cela dure depuis huit ans, elle sait ce qu’elle peut manger ou pas et a même une astuce lorsqu’elle veut aller manger au restaurant ou chez des amis : "À cause de cette intolérance on n’a plus d’enzymes pour digérer le lait, je prends alors un comprimé de lactase quand je vais au restaurant"… Mais la fatigue et le stress jouent également un rôle important à ce niveau : ils peuvent accentuer les symptômes.

Le changement d’habitudes va être plus ou moins important selon le degré d’intolérance au lactose explique encore la Bruxelloise. "Certains tolèrent le lait de chèvre, d’autres pas du tout", dit-elle en guise d’exemple. Géraldine peut consommer du fromage de chèvre et de brebis mais a exclu tout fromage au lait de vache de son alimentation, tout comme les biscuits ou encore le chocolat. Et dans les produits sans lactose, parfois, il y a également des protéines de lait que certains ne tolèrent pas.

Mais elle rassure les intolérants qui viennent d’être diagnostiqués : on s’habitue et après quelques années d’intolérance, "ce n’est pas handicapant".


"On peut le devenir"

Cette intolérance au lactose évolue suivant l'âge : "Les personnes toutes jeunes qui ont une alimentation quasiment exclusivement, quand ils sont tout petits, à base de lait, c’est très rare qu’ils aient une intolérance au lactose, c’est plus souvent confondu à une intolérance ou une allergie aux protéines de lait, ce qui est tout autre chose", précise Lut Van Lierde, nutritionniste, interviewée par Vincent Chevalier ce matin sur Bel RTL.

Elle explique également qu’avec l’âge, cela peut apparaitre : "En vieillissant, on peut le devenir, et on le devient aussi moins on en mange. C’est-à-dire que le fait de garder des petits quantités de lactose, donc de produits laitiers dans son alimentation, va aussi faire qu’on garde une capacité résiduelle", ajoute la nutritionniste.

Pour les intolérants au lactose, il existe désormais de nombreuses alternatives. Les substituts au lait de soja sont également une possibilité car ces produits sont enrichis en calcium. Mais le soja peut être allergène chez certaines personnes. Mais le calcium, essentiel pour les os notamment, on le trouve également dans les oléagineux, les légumes à feuilles vertes ou encore les légumes blancs.

Des solutions existent donc et c’est le conseil de Géraldine : s’adapter... "Apprendre à cuisiner autrement et ce que vous ne trouvez pas en commerce, vous le cuisinez…", dit-elle.  

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