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Grâce à une découverte majeure, des chercheurs de l'UCL préparent un traitement contre l'obésité et le diabète

Grâce à une découverte majeure, des chercheurs de l'UCL préparent un traitement contre l'obésité et le diabète
 
 

Des chercheurs de l'UCL on fait une découverte majeure: utiliser une bactérie pour lutter contre le diabète de type 2, l'obésité et les inflammations intestinales. Ces maladies ont été stoppées chez la souris, et des tests sont en cours sur l'homme. Olivier Pierre, Vincent Wilbert et Delphine Schaak ont rencontré les scientifiques.

Patrice Cani et Hubert, aidé par une équipe d'une vingtaine de chercheurs, sont les scientifiques de l'UCL à l'origine d'une découverte qui pourrait aider les personnes touchées par l'obésité ou le diabète de type 2. Ils sont parvenus à stopper le développement de ces deux maladies chez la souris grâce à deux traitements distincts qui utilisent une bactérie appelée "Akkermansia muciniphila".

Chez les obèses et les diabétiques, cette bactérie est moins présente. La paroi de l'intestin devient également plus perméable. Les toxines habituellement évacuées arrivent donc à franchir cette barrière pour aller contaminer le sang et contribuer au développement de la maladie.
 
"En administrant la bactérie, on montre qu'on arrive à renforcer la barrière intestinale, et donc à diminuer le passage de ces composés inflammatoires, ce qui permet de protéger contre le développement du diabète et de l'obésité", explique Hubert Plovier, chercheur FNRS à l'UCL.


"On espère d'ici fin de l'année 2017 avoir les premiers résultats"

Pour l'instant, le traitement marche sur les souris, ce qui est déjà un premier grand succès. Mais les chercheurs ont également découvert qu'une protéine de la bactérie Akkermansia muciniphila peut être isolée et administrée chez l'homme sans effet secondaire. "Elle est en cours d'administration chez l'homme pour l'instant et son efficacité est toujours en test actuellement. On espère d'ici fin de l'année 2017 avoir les premiers résultats", confie Patrice Cani, professeur et chercheur qualifié FNRS à l'UCL.

Si les essais cliniques se confirment, un médicament pourrait être fabriqué à partir de cette protéine de la bactérie. "Ici ce que l'on pense avoir en main, c'est une possibilité d'attaquer à la source le problème et potentiellement améliorer l'ensemble de ces paramètres métaboliques", précise Patrice Cani.

Ce médicament pourrait permettre de soigner l'obésité et le diabète de type 2, mais aussi offrir un traitement contre les inflammations intestinales liées au stress, à l'alcoolisme et à certains cancers.




 

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