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Hausse du nombre de malades de Parkinson: les pesticides peuvent-ils déclencher ce trouble nerveux ?

La maladie de Parkinson touche entre 30 et 50.000 personnes en Belgique. A la veille de la journée mondiale consacrée à cette maladie neurologique dégénérative, le docteur Gianni Franco, président de l'association Parkinson, était invité ce mercredi sur le plateau du RTL Info 13H.

Aujourd'hui, les chercheurs estiment que, dans 20 ans, jusqu'à 17 millions de personnes pourraient être atteints de la maladie de Parkinson. Ce trouble du système nerveux qui entraîne souvent des tremblements. 

"Il ne s'agit pas d'une épidémie mais d'une pandémie, dans le sens non pas d'une pandémie infectieuse puisque la maladie de Parkinson n'est pas infectieuse, c'est important. Mais nous découvrons effectivement de plus en plus de personnes qui sont malades de Parkinson parce que nous avons des moyens de détection de plus en plus fins", explique le docteur Gianni Franco.

"Il faut dire que la maladie de Parkinson relève de 30 à 50.000 personnes en Belgique avec à chaque fois 2.000 à 3.000 cas par an nouvellement diagnostiqués (…). Sur le plan mondial, si nous avons actuellement une évaluation entre 4 et 6 millions de personnes malades, nous attendons en 2040 à arriver à 12 à 17 millions. Ce qui est énorme."

Les pesticides sont notamment pointés du doigt comme un facteur déclencheur. L'environnement joue donc un rôle important dans l'apparition de la maladie. 

"C'est clair. Pour développer une maladie, il ne suffit pas d'avoir une sensibilité génétique individuelle ou familiale qui nous met à la merci de rencontrer cette maladie. Il faut encore être en contact avec le facteur déclenchant. Et ce facteur déclenchant, c'est par exemple les pesticides qui sont de plus en plus nombreux dans les pays de l'est. C'est la raison pour laquelle nous voyons une pandémie allant de 'ouest vers l'est", confirme le président de l'association. 

Pour lui, la détection précoce de la maladie de Parkinson est importante."L'âge moyen est entre 45 et 50 ans avec des personnes qui sont diagnostiquées aux environs de 30 ans aussi. Le diagnostic se fait difficilement parce que l'évolution est très sournoise et progressive. Et nous avons des signes qui sont atypiques au départ comme des troubles de l'odorat ou des agitations nocturnes et puis les signes cliniques se manifestent. D'où l'importance des campagnes de sensibilisation", souligne Gianni Franco. 

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