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Voici les derniers chiffres du virus du Sida en Belgique: "L'épidémie de VIH chez nous à tendance à diminuer"

 
 

Les chiffres du Sida en Belgique en 2021 restent relativement stables par rapport à 2019, l'année qui permet la meilleure des comparaisons. Ce sont les chiffres de Sciensano qui l'indiquent.

En 2021, 781 personnes ont été diagnostiquées positives au VIH, soit une augmentation de 4% par rapport à 2020. Cette légère hausse s'explique facilement, selon Thierry Martin, directeur de la Plateforme Prévention Sida : "2020 c'était l'année Covid où beaucoup de centres de prévention ont été fermés. L'accès au dépistage a été vraiment entravé, on a assisté à une diminution très importante, de plus de 20% des cas d'infections au VIH", justifie-t-il.

Les derniers chiffres parus sont donc rassurants, mais à nuancer. "2021 est donc une année relativement normale et on peut se réjouir que cette augmentation n'est pas plus importante. Cela veut dire que finalement, l'épidémie de VIH chez nous depuis une dizaine d'années, a tendance à diminuer. Elle reste cependant à un niveau elevé d'où l'importance, aujourd'hui encore, de continuer la prévention", ajoute Thierry Martin

19.177 personnes vivent avec le Sida en Belgique, parmi elles, 94% sont diagnostiquées. "Le traitement contre le VIH aujourd'hui est de plus en plus efficace, tellement, qu'ils permettent d'empêcher la multiplication du virus dans l'organisme de la personne séropositive. Elle reste séropositive, mais elle n'aura presque plus de virus dans son organisme, et plus assez pour transmettre le VIH à une autre personne lors d'un rapport sexuel sans préservatif", se réjouit Thierry Martin.

Malgré les moyens de protections, les dépistages et les traitements, Sciensano estime que 1200 personnes sont séropositives, mais ne le savent pas. "Le problème, c'est que ce sont ces personnes qui contaminent d'autres personnes sans le savoir, parce qu'elles ne se protègent peut-être pas systématiquement. Alors qu'aujourd'hui, on pourrait empêcher la contamination, parce qu'au plus vite elle est dépistée, au plus vite on peut mettre la personne sous traitement", prévient le spécialiste.

Cependant, environ une personne vivant avec le VIH sur cinq aurait une charge virale non supprimée et serait donc à risque de transmission du VIH.


 

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