Pourquoi le délai pour obtenir un rendez-vous chez un médecin spécialiste est-il si long?

  • Le délai pour obtenir un RDV chez un spécialiste est bien trop long

  • Jean-Pascal Labille analyse le dernier "baromètre" de Solidaris

 

3/4 des Belges estiment que le temps d'attente pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste est beaucoup trop long. Il faut parfois attendre plusieurs mois. C'est l'un des points noirs qui ressort du baromètre Solidaris, même si les professionnels le contestent. Samuel Ledoux et David Muller ont voulu savoir pourquoi ces temps d’attente sont si longs pour le RTLinfo 13H.

Dans trois semaines, six mois, un an voire plus, prendre un rendez-vous médical chez un spécialiste peut parfois constituer un véritable parcours du combattant. Dermatologues, ophtalmologues, gynécologues, pédiatres, selon le baromètre Solidaris, 77% des Belges estiment qu’ils attendent trop longtemps pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Pourtant, l’urgence ressentie n’est pas toujours justifiée pour les professionnels. "Nos indicateurs ne montrent pas que le délai s’allonge parce que grâce aux efforts que nous avons faits, c’est-à-dire engager des pédiatres et développer des consultations sur des thématiques particulières, ça permet de mieux orienter le patient", a avancé André Mulder, pédiatre au CHC Espérance, au micro de Samuel Ledoux pour le RTLinfo 13H.


Moins d'attente grâce aux réseaux sociaux

Plusieurs raisons peuvent expliquer les délais parfois très longs. Les patients vont d’emblée voir un spécialiste alors que ce n’est pas toujours nécessaire. Autre facteur, 10% des personnes qui ont pris un rendez-vous ne viennent pas et surtout ne préviennent pas. "Quelqu’un va annuler son rendez-vous peut-être une demi-heure avant le rendez-vous et là la réactivité elle est difficile à avoir. Mais par les réseaux sociaux désormais, ce rendez-vous peut-être rendu disponible dans une file d’attente et le premier qui va cliquer sur son GSM en disant ‘Moi je suis libre dans 1/2 h à tel endroit’ va prendre ce rendez-vous. Donc les nouvelles technologies, là aussi, vont nous apporter plus de souplesse", a expliqué Philippe Olivier, directeur médical du Centre hospitalier chrétien, face à la caméra de David Muller.

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