Problème de libido ? Un traitement pour augmenter le désir sexuel chez les femmes à l'étude au CHU de Liège

Problème de libido ? Un traitement pour augmenter le désir sexuel chez les femmes à l'étude au CHU de Liège

C'est un sujet souvent considéré comme tabou. Une unité du CHU de Liège met au point en ce moment un traitement qui permettrait d'augmenter le désir sexuel chez les femmes. Selon des statistiques du monde scientifiques, 27% des femmes manquent de désir et 40% après la ménopause.

Lorsque l’on met une souris femelle dans une cage à côté de celle d’une souris mâle, son intérêt pour son voisin augmente de façon très sensible après une injection de kisspeptine. Cette protéine est produite par les neurones du cerveau présents chez la souris et également dans le cerveau humain, surtout chez la femme.

Une injection ou peut-être plus tard un cachet de kisspeptine pourrait-il chez la femme comme chez les souris rallumer une flamme un peu éteinte ? C’est en tout cas l’hypothèse de base des recherches en cours au CHU de Liège. "C’est vraiment au niveau du cerveau que cela va augmenter le désir sexuel. Mais cela ne veut pas dire qu’elle va sauter sur n’importe quel homme. C’est beaucoup plus compliqué la sexualité chez la femme", explique Julie Bakker, neuro-endocrinologue et directrice de recherches FNRS, au micro de Vincent Jamoulle.

Rien à voir avec le viagra qui ne fonctionne que pour les hommes en apportant une solution mécanique au niveau du pénis.


Au moins trois ans de recherches 

Pour mesurer les effets de la kisspeptine sur le désir sexuel d’une femme, les chercheurs lui injectent le produit et puis analysent son cerveau lorsqu’elle regarde des images susceptibles de réveiller sa libido. "On va regarder au niveau de l’activité cérébrale dans le réseau neuronal impliqué dans la sexualité et la reproduction. On va voir si la kisspeptine va activer justement ce réseau neuronal", indique Julie Bakker.

Les recherches vont durer au moins trois ans. Ensuite, il faudra passer aux études cliniques pour l’administration d’un médicament. Son éventuelle commercialisation ne sera dès lors pas pour tout de suite.

Le même reportage a été diffusé ce lundi midi sur une chaîne télévisée flamande. En quelques heures, une cinquantaine de femmes se sont déjà proposées pour participer à l’étude. 

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