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Tout ce qui change ce 1er janvier côté SANTÉ

Tout ce qui change ce 1er janvier côté SANTÉ

Chaque mois, nous compilons la liste des nouveautés qui entrent en vigueur. Et comme traditionnellement, le 1er janvier est le mois qui en compte le plus. Voici les information à connaitre qui touchent votre santé.

Côté santé, bonnes nouvelles pour commencer : le prix d'une ambulance devient fixe, le même pour tout le monde, et les médicaments contre l'hépatite C sont remboursés pour tous les patients. Dans tous les hôpitaux du pays, un peu moins d'une opération sur dix aura désormais un prix fixe et une procédure standardisée. Autre changement : interdit désormais de faire du banc solaire sans avoir passé un test qui détermine votre type de peau auprès de votre médecin ou via une machine. Enfin, les entités fédérées vont enfin devoir s'occuper de la gestion administrative de toute une série de compétences qui leur avaient été léguées en 2014.


Le trajet en ambulance coûtera 60 euros pour tout le monde

À dater du 1er janvier 2019, un nouveau système de facturation pour les services d'ambulance entrera en vigueur: tout le monde paiera 60 euros par trajet. Peu importe où il est pris en charge, d'où provient l'ambulance ou vers quel service d'urgence il est transporté, chaque patient déboursera le même montant. Attention, il ne s'agit que des trajets d'urgence en ambulance via le numéro d'urgence 112. Les autres trajets ne sont pas concernés par ce forfait.

Aujourd'hui, une facture d'ambulance s'élève en moyenne à 130 euros. Les patients peuvent se faire rembourser la moitié de ce montant par les pouvoirs publics en introduisant une attestation auprès de leur mutualité. Le coût moyen à charge du patient est donc actuellement de 65 euros. Cette nouvelle mesure fait partie des investissements de la ministre de la Santé Maggie De Block dans l'aide médicale urgente.   > Retour au résumé


Les médicaments contre l'hépatite C remboursés pour tous les patients

À partir du 1er janvier, les médicaments contre l'hépatite C seront remboursés à toutes les personnes atteintes par la maladie, même à un stade précoce. La mesure avait été annoncée fin novembre par la ministre de la Santé Maggie De Block.

Ces médicaments n'étaient précédemment remboursés qu'à un stade avancé de la maladie mais l'Institut National de l'Assurance Maladie-Invalidité (INAMI) et les producteurs de médicaments ont signé un accord afin d'élargir ce remboursement. En s'attaquant plus tôt à l'hépatite C, il est possible d'éviter qu'elle ne devienne chronique et que les lésions ne soient permanentes. Environ 1.100 patients bénéficient déjà du remboursement des médicaments contre l'hépatite C. Grâce à l'élargissement du remboursement à la phase initiale de la maladie, un millier de patients devraient s'ajouter à ce nombre en 2019. Le traitement dure en général environ trois mois. Un premier test sanguin est effectué pour contrôler l'absence du virus trois mois après la fin du traitement antiviral. Un test définitif devra confirmer que le virus n'est plus détectable douze mois après le traitement.

L'hépatite C est une maladie infectieuse qui atteint principalement le foie. Elle se manifeste progressivement et beaucoup de patients sont donc porteurs sans le savoir. Quelque 70.000 Belges sont porteurs du virus et seule la moitié d'entre eux en est consciente. Le virus se transmet essentiellement par le sang ou des produits sanguins infectés, lors d'une injection de drogues par voie intraveineuse, d'une transfusion de sang non contrôlé ou de rapports sexuels non protégés.   > Retour au résumé


Financement groupé des soins hospitaliers à basse variabilité

L'arrêté royal relatif au financement groupé des soins hospitaliers à basse variabilité (SBV - concerne les actes qui ne nécessitent pas de soins différents entre les patients et se pratiquent de la même manière pour tous) produira ses effets dès le 1er janvier 2019. Dans ces cas précis, l'Etat interviendra dès l'an prochain de la même manière dans tous les hôpitaux du pays.

Le nouveau financement s'appliquera à environ 8,5% des plus de 4,5 millions d'hospitalisations (hospitalisations classiques et de jour) qui ont lieu chaque année en Belgique. Le SPF Santé a établi une liste de 57 groupes de patients pouvant être traités de façon standardisée et sur base de laquelle, la ministre Maggie De Block va définir un prix fixe pour les honoraires des prestataires de soins par admission de patient.   > Retour au résumé


L'usage du banc solaire soumis à une autorisation médicale

Toute personne majeure n'ayant pas un type de peau 1, le plus sensible, peut utiliser un banc solaire en Belgique. A partir du 1er janvier 2019, il existera deux méthodes de détermination du type de peau, permettant d'obtenir l'autorisation de se rendre dans un solarium, détaille le SPF Economie.

Cette détermination du type de peau peut être effectuée par un médecin. L'utilisateur devra, dans ce cas, fournir une attestation médicale confirmant le type de peau au responsable de l'accueil du centre de bronzage. Le passage chez le médecin ne sera pas obligatoire si le centre de bronzage dispose d'un appareil pour la détermination de la sensibilité de la peau. Dans ce cas, le type de peau pourra être déterminé par le responsable de l'accueil voire par l'utilisateur lui-même.   > Retour au résumé


Les entités fédérées à la manœuvre pour une série de compétences de santé

Dans la foulée de la sixième réforme de l'État, le fédéral s'est déchargé de l'exercice de toute une série de compétences au profit des entités fédérées. Dans le domaine des soins de santé, ce passage de flambeau est entré en vigueur le 1er juillet 2014 mais l'autorité fédérale -par le biais de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami)- a continué à en assurer la gestion administrative. À partir du 1er janvier 2019, les entités vont toutefois devoir assumer la gestion effective de l'ensemble des matières qu'elles ont été contraintes d'absorber.

Les compétences transférées concernent les soins aux aînés (maisons de repos -MR- et maisons de repos et de soins -MRS-), les infrastructures hospitalières, les personnes handicapées avec l'allocation pour l'aide aux personnes âgées (ADA), la santé mentale (maisons de soins psychiatriques, initiatives d'habitations protégées), la prévention (cancer du sein, colorectal,...) et l'organisation des soins de 1ère ligne.

Afin d'en assumer la gestion, les entités fédérées ont mis en place des structures spécifiques. En Wallonie, l'Agence pour une vie de qualité (Aviq) a ainsi été mise sur pied tandis que dans la capitale, c'est Iriscare qui assumera dès le 1er janvier 2019, les tâches jusqu'ici encore remplies par l'Inami. En parallèle, sur Bruxelles, la Cocom (Commission communautaire commune, institution qui gère l'offre de soins pour les Bruxellois des deux communautés linguistiques, ndlr) s'occupera des normes d'agrément et contrôles des institutions. En Flandre, la 'Vlaamse Sociale Bescherming' (VSB, protection sociale flamande) a été échafaudée pour répondre à cette nouvelle répartition de compétences. Enfin, du côté de la Communauté germanophone, les matières transférées seront du ressort de la 'Dienststelle für Selbststimmtes Leben' (DSL ou agence pour une vie autodéterminée).

Au-delà de ces structures propres à chaque entité, des accords de coopération ont été conclus entre les différentes Régions et Communautés afin de permettre aux patients de passer les frontières internes au pays et de pouvoir bénéficier de soins dans une autre entité que celle où ils habitent.   > Retour au résumé

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