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Vous avez décidé d'arrêter de fumer en 2019? Voici l'annonce de la ministre de la Santé Maggie De Block

Bonne nouvelle pour tous ceux qui envisagent d'arrêter de fumer. Dès le 1er février, l’un des médicaments de sevrage tabagique sera mieux remboursé, annonce aujourd'hui la ministre de la Santé Maggie De Block.

Il faut en moyenne 5 à 7 tentatives pour arrêter de fumer. Ce médicament n’était pris en charge que deux fois par la mutuelle. Dès le mois de février, les fumeurs pourront aussi être remboursés pour un troisième achat. Une petite victoire dans la lutte contre le tabac. "C’est une mesure positive et constructive pour aider un fumeur à arrêter de fumer, ça change de toutes les interdictions qui sont des mesures qui sont plutôt "castrantes". C’est une bonne mesure dans le sens où on est conscient qu’il faut parfois s’y prendre à plus d’une reprise pour mettre un terme à cette dépendance", estime Martial Bodo, psychologue et tabacologue à l’institut Jules Bordet.


Une dizaine d'euros au lieu d'une cinquantaine

La première boîte ne coûtera plus 50 euros, mais 10 à 15 euros. Un traitement à suivre sous prescription : il s’agissait autrefois d’un antidépresseur. La nouvelle mesure aidera-t-elle vraiment les fumeurs ? Pour ce tabacologue, peu de personnes tentent jusqu’à trois fois l’expérience avec ce médicament. "Ils essayent "tout", comme ils disent. Je ne suis pas convaincu qu’ils vont remettre le couvert une troisième fois à l’aide du même médicament. Généralement, quand ils arrivent en consultation, ils me disent: « J’ai essayé ceci, cela, encore autre chose,... »"


Patchs, chewing-gums et pastilles ont-ils plus de succès?

Dans la pharmacie de Vinciane Snyers, seulement trois patients ont acheté un médicament remboursable cette année. Patchs, chewing-gums et pastilles connaissent, eux, un vrai succès. Ils sont chers et au prix plein, mais ils évitent un passage chez le médecin. La pharmacienne témoigne: "Ça arrive souvent que les gens viennent nous demander conseil pour savoir ce qu’ils doivent prendre et en fonction de leur consommation et de leurs habitudes, on va leur conseiller plutôt des patchs ou des pastilles ou des comprimés".

Des traitements qui garantissent une réussite dans 15% des cas. La consultation d’un tabacologue permet de doubler ces chances.

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