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A Paris ou Strasbourg, nouvelles manifs de jeunes pour le climat

A Paris ou Strasbourg, nouvelles manifs de jeunes pour le climat
Des étudiants manifestent en faveur du climat dans le centre de Paris, le 22 mars 2019Martin BUREAU

A Paris, Strasbourg ou Rennes, des jeunes gens ont manifesté, par groupes de quelques centaines, vendredi pour demander plus d'action contre le réchauffement climatique, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A Paris, 200 à 300 lycéens et étudiants ont rejoint les Invalides, depuis le Panthéon, pancartes à la main. "On rate nos leçons pour vous en apprendre une", disait l'une.

Ils étaient entre 400 et 600 à Strasbourg, selon la préfecture et les organisateurs.

"Quand est-ce qu'on réagira?", s'agace Olivier Marchand, étudiant en école d'ingénieurs à Illkirch-Graffenstande. "La semaine dernière (vendredi 15 mars), on était 200.000 (dans les rues) et aucune réaction! Le lendemain (samedi), on était 350.000 en France et toujours aucune réaction!"

"J'ai pas envie d'avoir une planète polluée", dit Sophia, neuf ans et demi. Les adultes et les politiques "n'ont rien fait pour la planète, il faut une loi sévère (…) Ceux qui ne la respectent pas, ils doivent être punis", lance la jeune élève de CM1 qui, selon son père, Abel Ouali, manifeste "tous les mercredis devant le Parlement européen".

Même affluence approximativement à Rennes, où les banderoles annoncent "Les calottes sont cuites", "Détruisons le capitalisme, pas l'environnement" ou "Quand je serai grand je voudrais être vivant".

A Toulouse, une petite centaine de lycéens se sont aussi rassemblés dans le centre pour interpeller le gouvernement.

Raphaëlle Jacolin, élève de terminale ES, porte une boîte enveloppée d'un papier doré. "Ce paquet est plus brillant que notre avenir", peut-on lire dessus.

"C'est compliqué de sécher les cours, certains professeurs, ou les parents, ne comprennent pas", dit-elle, exprimant sa déception face à la faible mobilisation. "Beaucoup de jeunes ont une attitude je-m'en-foutiste face à ce sujet, qu'ils prennent à la légère".

Vendredi 15 mars, une foule était descendue dans les rues partout en France, répondant à un appel mondial à la grève de l'école pour demander aux gouvernants des mesures suffisantes contre le réchauffement.

Les jeunes Français ont commencé à sortir dans la rue les vendredi à la mi-février. Une prochaine grande mobilisation est annoncée pour le 24 mai, indique le collectif Youth for Climate Ile-de-France, qui se joindra au cortège du 1er Mai et compte aussi participer à des actions de désobéissance civile.

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