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Autisme: Mme Cluzel souligne le "très gros enjeu du diagnostic"

Autisme: Mme Cluzel souligne le
Sophie Cluzel à la rencontre de travailleurs handicapés, dont des autistes, le 21 mars 2018 à ParisPATRICK KOVARIK
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La secrétaire d'Etat chargée du handicap Sophie Cluzel a souligné lundi le "très gros enjeu du diagnostic" dans le quatrième plan autisme, qui sera présenté "vendredi", a annoncé le Premier ministre.

"Dans la nouvelle stratégie, nous voulons pouvoir diagnostiquer les adultes qui ont des prises en charge qui ne sont pas adaptées, qui sont dans les hôpitaux psychiatriques où ils n'ont rien à faire ou alors dans des établissements médico-sociaux sans une bonne prise en charge parce non diagnostiqués", a expliqué Mme Cluzel sur Europe 1 à l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

En direction des adultes, elle a mis en avant la "grande ambition" du gouvernement "sur le logement inclusif et sur le retour à l'emploi parce qu'on se prive de talents colossaux en n'accompagnant pas les personnes avec autisme à l'emploi".

Le 4e plan autisme, "porté au plus haut sommet de l'Etat", a-t-elle souligné, va "replacer la recherche au cœur de notre politique publique".

Ce plan sera présenté "vendredi", a indiqué le Premier ministre lundi sur Twitter. "Intervention précoce, scolarisation, inclusion des adultes, soutien aux familles, recherche : la France doit rattraper son retard ! #ChangeonsLaDonne #AutismDay2018", a tweeté Edouard Philippe.

Selon Mme Cluzel, "la recherche en France n'est pas à la hauteur de ce que l'on peut attendre (...) la recherche fondamentale, mais surtout la recherche appliquée dans les méthodes n'est pas à la hauteur".

"Il faut revenir aux fondamentaux qui sont les recommandations de la Haute autorité de santé", a dit Mme Cluzel, appelant aussi à "cesser les fausses idées, culpabilisantes pour les mères, cesser les fausses idées sur soi-disant des écrans qui viendraient perturber les enfants".

Les "troubles du spectre de l'autisme" (TSA) atteignent "environ 1% de la population", soulignait la Cour des Comptes en janvier. Elle estimait à 700.000 le nombre de personnes concernées en France, dont 600.000 adultes, bien que ces derniers ne soient "qu'environ 75.000" à être aujourd'hui diagnostiqués.

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