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Climat - Australie: le gouvernement durcit le ton contre les écologistes radicaux

Climat - Australie: le gouvernement durcit le ton contre les écologistes radicaux

(Belga) Le gouvernement conservateur australien, indéfectible soutien de l'industrie locale du charbon, a menacé vendredi de sévir contre une frange radicale écologiste au discours qualifié d'"apocalyptique", au moment où se multiplient les manifestations dénonçant l'impact climatique du secteur minier.

Le Premier ministre Scott Morrison a déclaré lors d'une importante conférence rassemblant des professionnels de ce secteur que son gouvernement cherchait à légiférer contre les protestataires taxés de "saboteurs" pour pousser les entreprises à ne pas conclure d'accord avec l'industrie minière. "Nous travaillons à identifier les mécanismes qui permettront de rendre illégales ces pratiques égoïstes qui menacent les conditions de vie des Australiens", a déclaré M. Morrison lors de cet événement dans l'État du Queensland (nord-est), très riche en ressources. "Le droit de manifester n'implique pas qu'il y ait un permis illimité de perturber la vie des gens et de manquer de respect aux concitoyens australiens", a-t-il poursuivi. M. Morrison ne cesse de durcir le ton sur la question climatique depuis sa victoire surprise aux élections en mai. Certains considèrent que son pari de soutenir un projet minier controversé du groupe indien Adani dans le Queensland, avant le scrutin, est ce qui a fait pencher la balance. Le projet Carmichael de mine de charbon près de la Grande barrière de corail est depuis son origine plombé par des problèmes judiciaires et réglementaires. Mais il est aussi la cible de l'activisme d'organisations dénonçant sans relâche son impact environnemental. Certaines ont lancé une campagne pour demander aux entreprises de ne pas collaborer avec le groupe Adani. Vendredi également, le ministre de l'Intérieur Peter Dutton a estimé que les protestataires écologistes devaient payer l'encadrement policier qui entourent leurs "actions perturbatrices". "Il ne s'agit pas ici de liberté d'expression ou de manifestation. Ces gens sont complètement opposées à notre manière de vivre", a-t-il lancé. "Nombre d'entre eux ne croient même pas en la démocratie." (Belga)

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